Dissolvez-la ! Suspendez-la ! L’Assemblée nationale dérange-t-elle tant qu’on veuille la renouveler avant terme ? C’est en tout cas ce qui transparait dans certaines prises de positions radicales au sein de la classe politique, au pouvoir comme dans l’opposition. La raison visible de cette levée de boucliers contre le parlement, outre le fait qu’il soit présidé par Koromack, réside dans les multiples initiatives des députés concernant la moralisation de la vie publique, la redevabilité et la transparence dans la gestion des fonds publics. Les alliés de Serigne Ngoundou dans l’attelage gouvernemental et au parti Kiiraay voudraient que les cartes soient vite rebattues afin de modifier le rapport de force à l’hémicycle. Ils espèrent une majorité en cas de dissolution. Une gageure. A l’opposition, la raison avancée est de mettre fin à la guéguerre institutionnelle. Mais vouloir est loin d’être pouvoir, car une dissolution n’est possible qu’après 2 ans de législature. Par contre, une suspension, évoquée par le socialo Wilane, est une hérésie, parce que n’existant pas dans la nomenclature juridictionnelle du pays. Alors, les manœuvres vont continuer dans le jeu de ping-pong entre exécutif et législatif, sous l’arbitrage des 7 sages, avec comme spectateur attentif le peuple souverain.
Waa Ji












