Que la redevabilité puisse opposer les deux premières personnalités qui ont porté la 3e alternance sunugaalienne, il faut le voir pour le croire. Et c’est ce qui se déroule sous nos yeux écarquillés. Entre Serigne Ngoundou, clé de voute des institutions et Koromack, ci-devant Premier ministre et désormais Panos, il est clair que les deux dossiers objets de frictions entre eux aujourd’hui, la déclaration de patrimoine à la sortie et l’encadrement des fonds spéciaux, ont un rapport évident avec l’argent du contribuable. L’un veut la transparence et la redevabilité dans l’usage restreint de ces fonds spéciaux, l’autre en veut un usage élargi, élastique, conforme à des besoins sociaux et, surtout, s’il y a contrôle, qu’il concerne aussi le Pan et le Pm. C’est donc la période des grandes manœuvres et des calculs d’épicier, afin d’édulcorer au maximum la rigueur qui est recherchée par les parlementaires dans la gestion des fonds publics. En tout cas, cette expérience de la déclaration de patrimoine publiée à l’entrée et à la sortie pour les hautes autorités, adossée à la traçabilité des fonds spéciaux, lorsqu’elle sera bien affutée, na manquera pas de contribuer à la moralisation de la vie publique sunugaalienne. Et tant mieux pour le pays.
Waa Ji












