Entre les discours du weekend de Panos et le livre « Les mots façonnent le monde… » du diplomate Oumar Demba Ba, la passerelle indiquée serait l’essai du journaliste britannique Peter Howard « Les idées ont des jambes » (1945). En effet, du « gatsa-gatsa » combattif de Keur Massar au « ne répondez pas à la provocation » lénifiant d’hier à Linguère, l’on constate l’évolution du discours du leader des Patriotes, qui aimerait bien que ses nouvelles idées, portées pas des mots de paix et de sérénité, aient vraiment des jambes et atteignent ses partisans si prompts à rendre les coups. A ce dessein, la répétition étant pédagogique, surtout pour des auditeurs longtemps formatés dans un sens belliqueux, Panos ressasse ce message depuis son départ du gouvernement et son arrivée au perchoir. Toutefois, l’autre versant du discours du weekend, à propos d’une volonté de l’exécutif de chercher la petite bête à Pastef pour le dissoudre et récupérer son récépissé, doit certes servir à prévenir toute velléité dans ce sens, mais aussi à plus inviter les patriotes à tendre l’autre joue lorsqu’ils sont giflés. Mais c’est sur un autre terrain, institutionnel celui-là, que se mèneront les combats et ce, dès aujourd’hui à l’hémicycle. En attendant les élections…
Waa Ji












