En marge de l’Assemblée générale des Nations-Unies, le Sénégal a signé un protocole d’accord avec la compagnie turque Yamata pour la construction d'une deuxième raffinerie de 4 millions de tonnes par an, afin de traiter le pétrole brut de Sangomar pour un investissement de 2 à 3 milliards de dollars. L’accord inclut également la modernisation de la raffinerie de Mbao pour un montant de 300 à 500 millions de dollars.
Le Directeur général de la Société africaine de raffinage (Sar), Mamadou Abib Diop et le Président-directeur général de la compagnie turque Yamata, Cengiz Duyar, ont signé un protocole d’accord dont la cérémonie a été présidée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations-Unies. Selon le document de la présidence de la République, ce partenariat engage la construction d'une deuxième raffinerie de 4 millions de tonnes par an, conçue pour traiter le pétrole brut de Sangomar et une large panoplie de pétrole brut, pour un investissement de 2 à 3 milliards de dollars. Il prévoit aussi la modernisation de la raffinerie de Mbao, actuellement en service, pour un montant de 300 à 500 millions de dollars. Il est aussi prévu dans cet accord que Yamata assure l'ingénierie, les achats, la construction et le financement, en plus de mobiliser les ressources avec ses partenaires financiers sans garantie souveraine de l'État. Le protocole ouvre la finalisation des études d'ingénierie de détail, dernière étape avant la construction. En effet, le Sénégal produit du pétrole depuis 2024 et continue pourtant d'importer l'essentiel de ses carburants. Ainsi, avec cet accord, note le communiqué de la présidence de la République, notre pays franchit le pas qui sépare un producteur de brut d'une nation industrielle. « La nouvelle raffinerie couvrira l'intégralité des besoins nationaux et dégagera des excédents destinés au marché de la sous-région, où la demande en produits pétroliers ne cesse de croître. Le Sénégal passe ainsi du statut d'importateur à celui de fournisseur de l'Afrique de l'Ouest », informe la Présidence qui estime que les effets de ce projet dépasseront l'énergie. « Une raffinerie de cette taille fournit des intrants à l'agriculture, aux transports, à l'industrie et à la construction. Le partenariat comporte en outre des projets annexes dans la pétrochimie, qui ouvrent la voie à la transformation locale des dérivés du pétrole et à la naissance de nouvelles filières industrielles. Il s'agit d'un projet catalytique, dont chaque maillon appelle des investissements, des compétences et des entreprises sénégalaises », ajoute le communiqué qui précise que plus de 15.000 emplois directs seront créés pendant la construction, avec une part importante réservée au contenu local. Les jeunes Sénégalais y trouveront des métiers d'avenir dans l'ingénierie, la maintenance et la logistique industrielle. Selon la Présidence, cet accord avec des partenaires privés ne pèse pas sur les finances publiques et n’engage pas les générations futures.
M. CISS













