Il y a juste une semaine, Ndakaaru recevait sa première vraie pluie. Cela avait les allures d’un déluge, même s’il était tombé moins de 60 mm. Les conséquences ont été quand même désastreuses, puisque les artères de la ville se sont transformées en fleuves noires, alors que certains quartiers ont renoué avec les inondations. Alors, question : a-t-on tiré les leçons de cette catastrophe ? Car ce que nous annonce M. Météo est doublement plus dangereux. Sur les trois jours qui vont suivre, ce jusqu’à dimanche, les vannes du ciel vont déverser des trombes d’eau sur le pays. Et l’alerte rouge est donnée par l’Anacim, particulièrement pour la capitale où les cumuls attendus atteindront les 100 mm. Pour dire que Ndakaaru risque bien de boire la tasse, si les services compétents, peu prévenants jusque-là, n’ont pas dégagé tous les exutoires, curé les canaux, entretenu les motopompes et fait le plein de gasoil. Car, si la Senelec s’en mêle avec ses délestages récurrents, les nuits risquent d’être trop longues pour Goorgoorlu et Diek, dans leur patelin de Kër Massar ou Darou Thioub. Les équipes d’intervention du ministre Dièye et ceux de l’Onas, épaulées par les agents des communes doivent donc se mettre en veille et surveiller le ciel.
Waa Ji












