Les ressources globales, provisoirement estimées à 794,8 milliards à fin février, ont enregistré une hausse de 15,4% en glissement annuel, portée, notamment, par la progression des recettes fiscales. Quant aux dépenses publiques, elles ont diminué de (-13,2%) sur la période pour se situer à 823,7 milliards.
Au terme des deux premiers mois de l'année 2026, la gestion budgétaire a été marquée par une amélioration de la mobilisation des ressources, conjuguée à une maitrise des dépenses. Concernant les ressources (794,8 milliards), elles sont composées de 757,8 milliards de recettes fiscales, 35,8 milliards de recettes non fiscales et 1,1 milliard de dons. Les recettes fiscales ont progressé de 104,5 milliards (+16,0%) par rapport à février 2025, sous l'effet de la hausse des recouvrements de l'impôt sur le revenu, de la taxe sur les biens et services intérieurs et du Fsipp qui ont progressé, respectivement, de 60,8 milliards (+60,7%), 32,0 milliards (+41,2%) et 7,9 milliards (+111,5%) pour atteindre les montants respectifs de 161,2 milliards, 109,6 milliards et 15,0 milliards.
Les recettes du Pres 38,5 milliards à fin février
Par ailleurs, les recettes issues du Programme de redressement économique et social (Pres) ont été recouvrées à hauteur de 38,5 milliards à fin février 2026. En revanche, l'impôt sur les sociétés, la Tva à l'importation et l'impôt sur le commerce extérieur se sont contractés, respectivement, de 17,8 milliards (-10,3%), 6,0 milliards (-5,7%) et 3,7 milliards (-4,7%) à fin février 2026 pour ressortir à 155,8 milliards, 100,4 milliards et 76,5 milliards.
Les charges d'intérêt sur la dette ont augmenté de 32 milliards par rapport à février 2025
S'agissant des dépenses publiques, elles ont été exécutées à hauteur de 823,7 milliards à fin février 2026, contre 949,2 milliards un an auparavant, soit une baisse de 125,5 milliards (-13,2%). Ce recul des dépenses est imputable, principalement, à la baisse des dépenses d'investissements, des utilisations de biens et services et des transferts et subventions qui se sont repliés, respectivement, de 136,6 milliards (-54,2%), 13,9 milliards (-26,9%) et 20,6 milliards (-7,2%), pour atteindre, dans l'ordre, 115,5 milliards, 37,9 milliards et 267,0 milliards à fin février 2026. Par contre, la masse salariale et les charges d'intérêt sur la dette ont augmenté, respectivement, de 13,7 milliards (+5,8%) et 32,0 milliards (+26,5%) par rapport à février 2025, pour s'établir, respectivement, à 250,8 milliards et 152,5 milliards.
M. CISS













