En février 2026, la balance commerciale du Sénégal a affiché un excédent de 15,0 milliards, après un déficit de (-49,2 milliards) enregistré en janvier 2026. Cependant, hors exportations issues des projets de Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim (Gta) en février 2026, la balance commerciale demeure déficitaire de (-153,8 milliards), contre un déficit de (-198,8 milliards) en janvier 2026.
Il résulte du Point mensuel de conjoncture du mois de février 2026 de la Dpee que les exportations de biens du Sénégal sont ressorties à 453,1 milliards contre 412,6 milliards un mois auparavant. Cette progression des ventes à l'exportation de biens est principalement attribuable à l'accroissement des expéditions d'or brut (+20,5 milliards), d'huiles brutes de pétrole (+7,2 milliards), de ciment hydraulique (+4,5 milliards) et, dans une moindre mesure, de titane (+3,4 milliards). En revanche, les exportations d'acide phosphorique (-11,9 milliards), de produits pétroliers (-7,0 milliards) et de « préparations de soupes, potages et bouillons » (-9,3 milliards) se sont repliées. Hors exportations issues des projets de Sangomar et de Gta, les exportations sont évaluées à 297,8 milliards contre 263,1 milliards en janvier 2026. Ainsi, au cours du mois sous revue, comparé au mois précédent, le montant des exportations de biens reflète surtout l'influence dominante de l'or non monétaire (30,9% contre 26,7% le mois précédent), des produits pétroliers (20,0% contre 24,9%), des produits halieutiques (9,3% contre 10,2%) et du ciment hydraulique (5,0% contre 3,8%).
Les exportations vers le Mali passe de 53,2% en janvier à 35,8% en février
En glissement annuel, les exportations de biens du Sénégal ont diminué de -23,4% (-138,6 milliards). Cette contraction est expliquée par la chute des ventes extérieures d'huiles brutes de pétrole » (-160,8 milliards) et d'acide phosphorique (-24,9 milliards). La contreperformance des exportations de biens a été atténuée par l'augmentation des expéditions de produits pétroliers (+19,4 milliards), de produits arachidiers (+13,6 milliards) et, dans une moindre mesure, d'or brut (+7,6 milliards). Dans l'espace Uemoa, sur la période sous-revue, les exportations de biens du Sénégal se sont situées à 85,1 milliards contre 91,6 milliards le mois précédent. Elles ont représenté 18,8% du montant total des ventes extérieures de biens, soit un recul de 3,4 points de pourcentage. Au sein de l'Union, le Mali demeure le premier client du Sénégal, avec une part de 64,2% contre 78,8% un mois auparavant. Les principaux biens exportés vers ce partenaire sont les produits pétroliers (35,8% contre 53,2% en janvier 2026).
Baisse des importations
Concernant les importations de biens, en février 2026, elles sont évaluées à 513,2 milliards contre 524,8 milliards en janvier 2026, en baisse de 11,6 milliards. Cette réduction est le résultat du repli des commandes extérieures d'autres produits pétroliers (-23,8 milliards), de « froment et méteil » (-8,2 milliards), du riz (-6,9 milliards) et des « machines, matériel transport et pièces détachées » (-6,6 milliards). Cette dynamique a été, toutefois, atténuée par la hausse des achats à l'étranger d'huiles brutes de pétrole (+39,7 milliards). En glissement annuel, les importations de biens ont progressé de 1,1% (+5,6 milliards) pour s'établir å 513,2 milliards. Cette progression est en relation, principalement, avec l'accroissement des achats à l'extérieur d'huiles brutes de pétrole » (+27,9 milliards), de « véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles » (+5,5 milliards) et de produits pharmaceutiques (+4,8 milliards). Dans la zone Uemoa, au cours du mois de février 2026, les importations de biens ont augmenté de 17,0% (+1,7 milliard) pour se stabiliser à 11,7 milliards, comparé au mois précédent. Elles représentent 1,9% de la valeur totale des importations de biens, soit la même part comparée au mois précédent. La Côte d'Ivoire demeure le premier fournisseur du Sénégal, au sein de l'Union, avec une part estimée à 77,1% contre 75,4% un mois plus tôt. Les principaux produits achetés chez ce partenaire sont, entre autres, les autres produits pétroliers » (22,3%), le tabac brut et fabrique (8,0%) et les « fruits et légumes comestibles » (5.5%).
M. CISS













