Le Collectif des ex-détenus politiques et victimes des événements de 2021-2024 (Codeps) a indiqué, mercredi, n’avoir reçu aucune invitation officielle du président de la République, contrairement aux rumeurs ayant circulé ces derniers jours. L’organisation précise toutefois avoir saisi le chef de l’État d’une demande d’audience le 29 juin dernier afin d’exposer les préoccupations des ex-détenus politiques et des victimes.
Alors que les lignes de fracture entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko alimentent de nombreuses prises de position au sein de la majorité et des organisations qui ont accompagné l’alternance de mars 2024, le Collectif des ex-détenus politiques et victimes des événements de 2021-2024 (Codeps) est, à son tour, sorti de sa réserve. L’organisation a tenu à clarifier sa position face aux informations faisant état d’une éventuelle audience avec le chef de l’État. En effet, le Collectif des ex-détenus politiques et victimes des événements de 2021-2024 (Codeps) a apporté, mercredi 8 juillet, des précisions sur les informations faisant état d’une éventuelle rencontre entre le président de la République et les ex-détenus politiques.
Dans un communiqué, le collectif affirme qu’«à ce jour, le Codeps n’a reçu aucune invitation officielle. Il s’agit donc, pour l’instant, de simples spéculations».
Le Codeps indique en revanche avoir officiellement adressé, le 29 juin 2026, une demande d’audience au président de la République. Selon le communiqué, cette démarche a pour objectif «d’échanger avec les plus hautes autorités sur les préoccupations majeures des ex-détenus politiques et des victimes».
Le collectif précise que cette audience devrait permettre d’aborder plusieurs dossiers jugés prioritaires, notamment «la situation des victimes souffrant de graves problèmes de santé et les difficultés qu’elles rencontrent pour accéder à une prise en charge médicale », ainsi que « le cas des étudiants dont les études ont été compromises ou interrompues à la suite des événements politiques».
Le Codeps entend également évoquer «la réhabilitation des victimes, la réparation des préjudices subis», de même que «la situation des familles des martyrs et de la justice».
Réaffirmant sa disponibilité au dialogue, le collectif souligne qu’il «demeure ouvert à toute initiative sincère allant dans le sens de la justice, de la réparation et de la dignité des victimes».
Enfin, le Comité de pilotage assure qu’il informera «ses membres ainsi que l’opinion publique, en toute transparence, des suites réservées à cette demande d’audience et de toute évolution relative à ce dossier».
Sidy Djimby NDAO












