Le recours des députés de l’opposition contre la réintégration de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale n’a pas abouti puisque le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent. Malgré cela, le Front pour la défense de la démocratie et de la République (Fdr) campe sur sa position : Ousmane Sonko a usurpé la dignité de seconde personnalité de l'État. Il tend ainsi la main à tous les démocrates de ce pays pour dire non à cette forfaiture.
La Conférence des leaders du Front pour la défense de la démocratie et de la République (Fdr) dit « prendre acte de la décision par laquelle le Conseil Constitutionnel se déclare incompétent pour dire le droit en ce qui concerne la forfaiture de Monsieur Ousmane Sonko qui a usurpé la dignité de seconde personnalité de l'État ».
Pour ces opposants réunis autour du Fdr, cette décision du Conseil « n'enlève rien ni à l'illégalité du fait dénoncé par tous les véritables démocrates du pays, ni au devoir, pour chaque fille et fils du pays, de dire non à cette forfaiture décidément de trop ». Car, poursuivent-ils, « le Sénégal ne saurait être un jouet à la merci du bon vouloir d'individus que ni la morale ni le sens du bien commun ne guident ». Pourtant, souligne le Fdr, « c’est ce que le dirigeant en chef du Pastef semble croire, comme en atteste sa scandaleuse sortie sur les antennes de RFI et de France 24 durant laquelle il a révélé l'immense étendue de son inculture. En réduisant l'appartenance nationale à la couleur de la peau, dans le droit fil des thèses de toutes les extrêmes droites, il a dévoilé son irresponsabilité complète ».
Les leaders de l’opposition regrettent qu’avec la même légèreté, « le leader de Pastef a tenté de se dédire par rapport à ses discours fallacieux sur une prétendue dette cachée, qui ont précipité l'économie sénégalaise dans un gouffre sans fond ».
Le Fdr réaffirmant sa détermination à prendre toutes les initiatives pertinentes pour, dans le respect des lois de la République, construire l'alternative démocratique devant mettre fin à ces errances qui n'ont que trop duré, appelle par la même occasion les Sénégalaises et les Sénégalais à mesurer les risques majeurs encourus par le Sénégal aujourd'hui du fait de l'incompétence et de l'arrogance du parti au pouvoir.
Dans cette perspective, le Fdr dit lancer « un appel solennel à toutes les forces vives de la nation, partis politiques, société civile, syndicats, démocrates, jeunesse, à se donner la main afin de constituer un large front capable d'endiguer la vague pastefienne qui risque de précipiter le pays dans le chaos ».
Nd. Kh. D. F












