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THIERNO BOCOUM, PRESIDENT DE AGIR, DESCEND SONKO ET Cie : «L’économie sénégalaise étouffée par la rhétorique populiste»




 
 
 
Pour le président du Mouvement, Agir, Thierno Bocoum, l’économie sénégalaise est étouffée par la rhétorique populiste. Et il en veut pour preuve le financement endogène théorisé par le Premier ministre, avant d’être rattrapé, dit-il, par cette demande d’accompagnement du Fmi pour financer son plan de redressement économique et social.
 
 
 
 
 
Le président du Mouvement Agir, Thierno Bocoum a sauté sur l’occasion de la réunion du Conseil d’administration sur le Sénégal pour dénoncer la démarche populiste du gouvernement. Dans une tribune intitulée «L’économie sénégalaise étouffée par la rhétorique populiste», le patron de Agir rappelle les déclarations du Premier ministre lors de la présentation du Plan de redressement économique et social (Pres), le 1er août dernier, annonçant à haute et intelligible voix que le Plan n’attend rien quasiment de personne, sinon du peuple sénégalais. Mieux, il ajoutait, dit-il, qu’il ne recourra au multilatéral, notamment au Fmi, qu’en dernier ressort. Or, s’étonne-t-il, «au moment même où ces propos étaient prononcés, une demande officielle du gouvernement sénégalais avait été adressée au Fonds monétaire international en vue d’obtenir un nouveau programme d’appui. Autrement dit, ceux qui proclamaient publiquement n’avoir besoin du Fmi qu’en dernier ressort sollicitaient déjà  un accompagnement de l’institution pour financer un plan présenté comme intégralement endogène», regrette Thierno Bocoum qui rappelle que ladite demande a été confirmée par la Directrice générale du Fmi, Kristalina Georgieva, dans son communiqué du 3 octobre 2025.
 
Le report de la dérogation traduit une érosion préoccupante de la confiance
 
Thierno Bocoum de revenir sur le fait que le Fmi n’a pas soumis au vote une dérogation qui aurait permis au Sénégal d’accéder à de nouvelles liquidités. «Même si ce vote pourrait encore intervenir ultérieurement, son report traduit déjà une érosion préoccupante de la confiance et fragilise la position financière du pays. La gestion de la dette dite cachée a contribué à cette perte de crédibilité», fait remarquer l’ancien député (2012-2017). Poursuivant, il estime qu’il est techniquement normal que des entreprises publiques contractent des dettes en leur nom propre. Celles-ci, dit-il, apparaissent dans leurs bilans et passent par les circuits bancaires  notamment via la Banque centrale et ne sont donc pas occultes. «Le Fmi n’a d’ailleurs jamais contesté ce principe, tant que la transparence est respectée et que la soutenabilité globale reste maîtrisée», fait remarquer Thierno Bocoum. Qui précise, dans la foulée, que la véritable question réside ailleurs.
 
Certaines dettes d'entreprises stratégiques trop lourdes, l’Etat peut…
 
«Lorsqu’un État estime que certaines dettes d’entreprises stratégiques sont trop lourdes et risquent d’affaiblir leur fonctionnement, il peut choisir de les reprendre dans sa dette souveraine. Cette pratique est répandue et admise par les bailleurs. Encore faut-il que l’opération soit planifiée, progressive et non exposée brutalement sur la place publique comme une révélation scandaleuse. De nombreux pays en ont donné l’exemple. La France a intégré plus de 35 milliards d’euros de dettes de la Sncf dans sa dette publique sans déclencher de panique financière. De même, l’Afrique du Sud a repris plus de 13 milliards de dollars de dettes d’Eskom en 2023 dans le cadre d’un plan concerté avec ses partenaires financiers », rapporte le responsable politique. Ce qui lui fait dire que le problème n’est donc pas l’existence de ces dettes, mais la manière politique, brutale et désordonnée dont elles ont été révélées, créant une rupture de confiance inutile avec les marchés et les bailleurs. « Ces expériences prouvent qu’il est possible d’intégrer des dettes dans la dette publique sans heurts dès lors que l’on choisit la pédagogie et la responsabilité au lieu du populisme », ajoute M. Bocoum.
 
Le financement endogène,  une option illusoire
 
Cependant, il se désole de constater que c’est le choix inverse qui a été fait au Sénégal. «Une question technique a été transformée en scandale politique, la confiance des marchés a été rompue et les financements concessionnels bloqués. Cette perte de crédibilité survient au moment même où le Plan de redressement économique et social mise sur un financement endogène. Cette option est illusoire, car une économie en panne d’investissement et de croissance ne peut générer à court terme le recouvrement fiscal massif nécessaire pour compenser l’isolement. Les émissions répétées d’emprunts sur le marché de l’Uemoa montrent aujourd’hui leurs limites. La hausse des taux d’intérêt traduit la méfiance croissante des investisseurs et le recours massif à ce guichet met en évidence un déficit criant de liquidité, incompatible avec l’ambition d’un véritable financement endogène», regrette Thierno Bocoum.
 
Le chemin simple et crédible ignoré au profit d’une posture militante et politicienne
 
Le chemin simple et crédible, dit-il, consistait à régulariser  progressivement, maintenir les conventions avec le Fmi, protéger la confiance des bailleurs et préserver la continuité de l’État. Malheureusement, il estime que ce chemin a été ignoré au profit d’une posture militante et politicienne. Conséquence : «le Sénégal paie aujourd’hui le prix de cette erreur, avec le genou sur la gorge et une économie asphyxiée», tranche le patron de Agir.
 
M. CISS
 
 
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