Le débat factuel est axé sur le patriotisme que doivent porter en bandoulière les Sunugaaliens pour défendre la candidature de Niangal au secrétariat général des Nations-Unies. Soit. C’est un fait. Ce serait vraiment bien pour Sunugaal et l’Afrique, si un de ses fils arrivait à se faire élire à la tête de la première organisation internationale. Ceux qui supportent ouvertement cette candidature appellent les autres, encore sceptiques ou réticents, à faire preuve de patriotisme. Appel adressée particulièrement à des…patriotes déclarés, qui se trouvent à la tête de l’Etat. Mais, sans préjuger de la réponse de ces derniers, le constat est qu’eux, également, n’ont de cesse de faire appel au patriotisme de tous les Sunugaaliens, afin de relever les défis présents auxquels fait face le pays, depuis leur accession au pouvoir. Or, à ce titre, aucune coalition d’organisations de la société civile, de partis politiques ou autres, ne s’est portée volontaire pour se faire le héraut de cet impératif qu’est le combat pour la souveraineté, ou d’appeler les organisations syndicales à surseoir à leurs revendications le temps que s’opère le redressement. Pour dire que dans ce pays si particulier qu’est le Sunugaal, la patrie prend souvent une coloration partisane.
Waa Ji












