Un imam, c’est fait pour diriger la prière, mais pas seulement. Lors des grandes occasions comme le vendredi ou les fêtes canoniques, nos imams délivrent des sermons adressés aux fidèles dans leurs rapports entre eux et à leur Créateur. Et quand la situation l’exige, ceux d’entre les imams qui n’ont pas froid aux yeux sermonnent les autorités. Et il en a ainsi été à cette prière de Korité, du moins à Léona Niassène et à Thiès Moussanté. Et les deux imams de ces deux patelins n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère. Et entre le durcissement de la loi contre l’homosexualité et les conditions de vie difficiles des populations, le tandem au sommet en a pris pour son grade, accusé de regarder l’horizon 2029 et de se chamailler pour des privilèges personnels, au lieu de trouver solution aux questions de l’heure. Et la tête de Turc aura été Koromack, lui qui a servi de mentor à Serigne Ngoundou pour le propulser à la tête de l’Etat. Mais aussi qui a édulcoré la répression de l’homosexualité par une «tolérance» suspecte. En tout cas, si tous les sermons de Korité ont eu la même tonalité, la Délégation générale aux Affaires religieuses devra s’attacher à bien éclairer la lanterne des enturbannés sur l’action gouvernementale.
Waa Ji











