Ils ne viennent pas pour se jauger. Ils viennent pour régner. Ce mercredi 14 janvier, le Sénégal et l’Égypte se font face en demi-finale de la Can 2025, dans un duel où l’orgueil, l’histoire et la domination du football africain se disputent à coups de certitudes et de cicatrices encore ouvertes.
Une demi-finale qui dépasse le cadre du football
Invaincus, lancés à pleine vitesse et portés par deux générations dorées, le Sénégal et l’Égypte se défient ce mercredi 14 janvier en demi-finale de la Can 2025. À Tanger, Lions et Pharaons se disputent bien plus qu’un billet pour la finale : l’hégémonie du football africain.
Ce Sénégal – Égypte n’est pas un simple match. C’est une collision de trajectoires, un face-à-face entre deux nations qui refusent de plier. À Tanger, il ne sera pas question de calculs, mais de caractère. La pelouse du stade Ibn Batouta accueillera une bataille où chaque duel sera une déclaration d’intention.
Un trône à conquérir, un perdant condamné
Mercredi soir, il n’y aura pas de demi-vainqueur. L’un avancera vers la finale, l’autre quittera la scène avec le poids de l’échec. Le Sénégal veut confirmer son statut. L’Égypte refuse de céder son pouvoir.
À Tanger, ce n’est pas une demi-finale qui se joue. C’est une succession.
Le Sénégal, la force tranquille qui avance sans trembler
Les Lions de la Teranga progressent avec la froide assurance des équipes qui savent où elles vont. Victoires nettes, maîtrise collective, solidité défensive : le Sénégal impose son tempo et étouffe ses adversaires.
Botswana balayé, Bénin dominé, Soudan contrôlé, Mali écarté sans fioritures. Invaincus, les hommes de Pape Thiaw ont bâti leur parcours sur une autorité silencieuse, sans bruit inutile, mais avec une constance implacable.
L’Égypte, l’art de survivre et de frapper au moment juste
L’Égypte ne séduit pas, elle résiste. Elle plie parfois, mais ne rompt jamais. Chaque tour franchi est une leçon de patience et de sang-froid. Les Pharaons savent attendre leur heure, puis porter le coup fatal.
Le Bénin a cédé après prolongation. La Côte d’Ivoire, championne en titre, est tombée dans un match fou. L’Égypte avance portée par une certitude ancienne : les grands matchs ne se jouent pas, ils se gagnent.
Un passé chargé, une rivalité désormais installée
Sénégal et Égypte se sont déjà affrontés, souvent, parfois durement. L’histoire est équilibrée, presque trop pour être rassurante. En phase finale de Can, aucune des deux nations ne domine réellement l’autre.
Ce face-à-face est devenu une habitude. Et chaque nouvelle rencontre ajoute une couche de tension, de mémoire et de revanche larvée.
L’arbitre au cœur des soupçons
La désignation de Pierre Ghislain Atcho n’apaise rien. Dans une Can déjà marquée par des décisions contestées, l’arbitrage s’invite malgré lui au centre du débat.
Dans une demi-finale aussi serrée, la moindre erreur ne sera pas pardonnée. Ni sur le terrain, ni en dehors.











