Dimanche 1er mars, la télévision américaine a annoncé la mort de trois soldats, sans apporter plus de détails. La nouvelle secoue le pays et remet en question le choix de Donald Trump d'être intervenu en Iran.
Pas plus de détails n’ont été diffusés sur les circonstances, mais plusieurs bases américaines ont été visées par des frappes iraniennes ces dernières 24 heures. Depuis dimanche matin, Trump tient le compte des succès américains, annonçant neuf navires iraniens coulés, mais n'a pas encore réagi à la mort des militaires. Samedi cependant, il avait préparé le terrain. "La vie de courageux héros américains pourrait être perdue. Mais on ne fait pas ça pour maintenant, on le fait pour le futur et c'est une noble mission", a-t-il déclaré.
Il faut tenter de maîtriser le narratif. Car en attaquant, Trump a fait un pari politique osé. Selon les derniers sondages, 49 % des Américains étaient fermement opposés à une attaque en Iran, seulement 27 % étaient favorables. Et même dans son entourage le plus proche, sa décision ne fait pas l'unanimité. Photos historiques dans la Situation Room samedi, d'un vice-président et d'une directrice du renseignement national au visage fermé. Tous deux s'étaient toujours dits défavorables à une nouvelle intervention militaire au Moyen-Orient, inquiets du coût financier et humain d'une telle guerre.
L'occasion pour l'opposition de monter au créneau. "Il n'a pas demandé l'avis des Américains, il n'a pas demandé au Congrès, et maintenant il met en danger la vie des Américains pour compenser ses erreurs diplomatiques", accuse Seth Moulton, député démocrate du Massachusetts. À huit mois des élections de mi-mandat, Donald Trump le sait, le conflit ne doit pas s'éterniser et doit être un succès au risque de subir un revers politique majeur.
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