Ce sport dit de « chez nous » est-il donc à l’image de notre société sunugaalienne ? En tout cas, l’image que la lutte renvoie est rédhibitoire pour tout Sunugaalien, amateur ou non de cette discipline qui mobilise des milliers de jeunes sans autre perspective. La violence, devenue consubstantielle de combats où les coups de poing à mains nues sont permis, où les KO sont monnaie courante, a malheureusement tendance à déborder hors des limites du cercle de sable de l’arène. Elle s’invite régulièrement dans les séances de promotion de combat, pour servir sous les caméras un visage hideux de chaos et d’échanges d’insultes et, pire, de gnons et chaises volantes. Et la Fédération de sévir en interdisant ces plateaux de pugilat non réglementé sous forme de face-à-face, mais aussi les shows des combattants devant leurs partisans en open press dans les quartiers. Mais, cela suffit-il ? Pour sûr que non ! Car en aval des combats de lutte, les riverains de l’Arène nationale et les passants sur le chemin des lutteurs subissent la violence agressive de jeunes regroupés en « simol ». Pour dire que la Fsl à du pain sur la planche, mais aussi les autorités policières qui chaque fois mobilisent d’importants effectifs pour parer à toute éventualité, en vain.
Waa Ji












