Bizarre quand même. Gens saignants et blouses blanches n’auraient-ils pas conscience des difficultés financières de l’Etat pour réclamer à cor et à cri le respect des engagements, quitte à aller régulièrement en grève ? Question à mille balles dont la réponse coule de source : oui-oui, si-si, ils le savent comme tout le monde. Sauf qu’ils indexent le mépris de l’autorité qui ne veut pas négocier et le dilatoire qui perdure. Et le problème, c’est que l’autorité est gênée aux entournures. Car, prônant le don de soi pour la patrie, elle ne se l’applique point. Elle a gardé tous les avantages que procure le système qu’elle dit combattre, tout en demandant aux autres de serrer la ceinture. Eh oui, que n’a-t-elle pas supprimé les salaires des députés pour des indemnités de session, par exemple ? Et les gros salaires des ministres et autres Dg, ne pouvait-on les revoir à la baisse ? Entre autres incongruités de la fonctionnarisation à outrance léguée par le colon. Pour dire comme l’autre que la révolution, ce n’est pas un dîner de gala et que le don de soi pour la patrie se prêche par l’exemple. Et seulement à ce moment l’on peut exiger des administrés qu’ils suivent le bon exemple. En fait gens saignants et blouses blanches, entre autres grincheux, n’ont pas tort.
Waa Ji











