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Réponse à Wade, pressions de macky Sall, candidature: Madické Niang crache ses vérités



Réponse à Wade, pressions de macky Sall, candidature: Madické Niang crache ses vérités
 
«Les Echos» l’avait annoncé. C’est maintenant fait. Madické Niang a répondu point par point, hier au communiqué de Me Wade. Alors que Wade a qualifié sa candidature de suicidaire, pour Me Niang, ce qui serait un «suicide politique», c’est le fait que le Pds n’ait pas de candidat à la présidentielle. Réfutant les accusations de connivence avec Macky Sall, il souligne qu’elles ne tiennent pas la route. Madické Niang, très tranché indique à qui veut l’entendre qu’il n’a aucun dossier judiciaire qui le mettrait en position de faiblesse face au pouvoir.
 
 
Madické Niang est à un autre niveau. Il ne va disputer à qui que ce soit son strapontin de l’Assemblée nationale. «Concernant mes responsabilités à l’Assemblée nationale, je dis d’ores et déjà, sans ambages, que jamais je n’engagerai un bras de fer avec le Président Wade sur quoi que ce soit. Ainsi, avant que le parti ne se saisisse de la question, j’ai décidé, pour le mettre à l’aise, de remettre en jeu immédiatement mes fonctions de président du groupe parlementaire, car mon honneur ne me permet pas de m’accrocher à des responsabilités que le Président Wade m’a confiées», déclare-t-il. Non sans préciser que, quoi qu’il advienne, il pourra marcher la tête haute et gardera toujours Wade en estime. «Je souligne que j’ai la conscience tranquille pour avoir donné le meilleur de moi-même à Abdoulaye Wade, à sa famille et au Pds. En tout état de cause, il restera toujours ma référence politique, mon ami et mon frère».
 
«J’invite tous ceux qui, dans le parti comme en dehors, sont convaincus de la nécessité d’une candidature alternative, à me rejoindre pour mener ce combat»
 
Cette précision faite, Me Niang enchaîne avec les motivations de sa candidature. «Contrairement aux accusations qui sont portées contre moi, j’ai voulu redonner espoir à tous les militants désemparés face à l’éventualité d’une élection présidentielle sans un candidat du Pds», dit-il. Et c’est d’autant plus important pour lui, qu’un bon nombre de «membres de l’opposition radicale» ont évoqué avec lui «l’absence éventuelle d’un candidat du Pds en 2019». Car, ces derniers, précise-t-il, estiment que cela «permettrait à Macky Sall de gagner facilement». Sa décision de porter une candidature alternative étant irrévocable, Madické Niang demande à tous les libéraux et tous ceux qui, en dehors des rangs libéraux, y croient, de l’accompagner. «J’invite tous ceux qui, dans le parti comme en dehors, sont convaincus de la nécessité d’une candidature alternative, à me rejoindre pour mener ce combat». Pour lui en fait, «le véritable suicide politique serait, pour le Pds, de ne pas avoir de candidat à l’élection présidentielle de 2019».
 
Ce que Wade m’a dit après la perte du pouvoir en 2012 et à la suite des élections législatives
 
Faisant la genèse de sa candidature, Madické Niang raconte comment Wade a «suscité» en lui «l’ambition de se mettre en première ligne au service des Sénégalais», après la perte du pouvoir en 2012, en lui disant en substance que, dans son entourage, il était «la personne la mieux indiquée pour reconquérir le pouvoir». Une confiance que Wade a réitérée après les élections législatives de juillet 2017. «Madické, tu m’as démontré que tu es l’unique personne sur qui je peux compter totalement, je n’oublierai jamais ce que tu as fait pour moi. Ton engagement sans limite dans ces élections législatives m’amène à dire que je t’expose trop, alors que tu as une famille à préserver», avait témoigné le patron du Pds à son lieutenant. Et ce dernier avait répondu en lui assurant de son engagement sans faille. «J’avais alors répondu : il en sera toujours ainsi, je ne lésinerai jamais sur mes moyens physiques comme matériels pour combattre et faire partir Macky Sall. C’est le sens que je donne à mon combat à vos côtés en dehors de l’amitié qui nous lie».
Dès lors, l’encore président du groupe parlementaire «Liberté et Démocratie» ne comprend comment on en est arrivé à la situation actuelle. «Que me valent alors subitement ces accusations graves, gratuites et infondées contre ma personne alors que j’avais toujours été considéré comme l’ami, le frère et le militant le plus fidèle ? Qu’est-ce qui a pu changer si subitement entre-temps ? Ai-je eu tort d’avoir posé la question de la candidature alternative, alors que beaucoup de Sénégalais, surtout les frères de parti, ont considéré que ma proximité avec Wade devait me permettre de jouer ce rôle ?», se demande-t-il.
 
«Je n’ai aucun dossier judiciaire en instance devant aucune juridiction»
 
Me Madické Niang est d’autant plus surpris et écœuré par les accusations de connivence avec Macky Sall, qu’elles sont infondées. «Concernant les accusations de collusion avec Macky Sall dont je suis l’objet, je défie quiconque de pouvoir en apporter le moindre indice, encore moins la plus petite preuve», assène-t-il. Ces accusations de complicité avec Macky Sall pour affaiblir le Pds sont d’autant cousues de fil blanc, pour lui, qu’il ne traîne aucune casserole qui le mettrait en position de faiblesse devant le régime qui a tout tenté contre lui. «J’ai fait l’objet de toutes formes d’intimidation et d’humiliation de la part du pouvoir sans vaciller un seul instant. Je n’ai aucun dossier judiciaire en instance devant aucune juridiction», martèle-t-il.
 
 
«Si  Macky Sall avait les moyens de pression sur moi…»
 
 
Pour preuve, ajoute-t-il : «si  Macky Sall pouvait faire pression sur moi, je ne serais pas resté avec le Président Wade alors que beaucoup de ses proches l’avaient quitté ; Si  Macky Sall avait des moyens de pression sur moi, je n’aurais jamais pu défendre Karim Wade avec autant de détermination et d’opiniâtreté durant ces six dernières années ; Si Macky Sall avait des moyens de faire pression sur moi, je n’aurais pas pu me mettre en face de lui pour faire gagner largement le Pds à Touba. C’est important de relever que, lors de ces élections législatives de juin 2017, mon arrestation avait été ordonnée, car beaucoup de responsables du pouvoir avaient pensé, qu’en me neutralisant, ils auraient pu empêcher la victoire du Pds».
 
«La seule pression forte que j’ai subie depuis 2 ans…»
 
Balayant d’un revers de main toute pression du pouvoir le contraignant à se présenter à la présidentielle, le président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie trouve qu’au contraire, c’est de son parti et de certains Sénégalais qu’il a reçu de la pression, l’invitant à porter le combat de la candidature alternative au Pds. «La seule pression forte que j’ai subie depuis deux ans vient de mes frères de parti, mais aussi de Sénégalais de tous bords, pour me pousser à poser la question de la candidature alternative, alors que j’avais, par amitié, volontairement tu toute ambition pendant toutes ces années», explique-t-il. Mieux, il rappelle avoir écrit à Wade, qui semble l’oublier, que sa candidature «ne saurait entrer en compétition avec celle de Karim Wade» et «ne pourrait prospérer que si et seulement si, le Conseil constitutionnel rejette la candidature de Karim Wade», candidat officiel du Pds. C’est pourquoi il interroge : «Où est donc le mobile qui peut servir Macky Sall en affaiblissant le suffrage du candidat investi par le parti alors qu’une fois de plus, ma candidature est une candidature alternative et non de substitution».
 
Mbaye THIANDOUM


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