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REDDITION DES COMPTES, RATIONALISATION, RÉFORMES JUDICIAIRES, TENSIONS SOCIALES : Elimane Diouf de la Csa liste les urgences et se dit favorable à la concertation




 
Dans cet entretien que nous a accordé le Secrétaire Général de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal, Elimane Diouf estime que la tension sociale est profonde. Des plateformes revendicatives attendent déjà le nouveau Président. Toutefois, il rassure qu’il est favorable à la concertation nationale que le Président avait annoncée lors de sa première adresse à la nation.
 
 
 
 
 
Les Echos : L’élection est désormais derrière nous malgré les incertitudes qu’il y avait, êtes vous satisfait ?
 
Elimane Diouf : Il y a quelques semaines, personne ne croyait qu’on allait arriver à ce stade avec des élections libres, transparentes et démocratiques. Nous saluons la maturité du peuple sénégalais qui, malgré tout ce qu’il y a eu par le passé, a été patient et a attendu le jour-j. On dirait qu’il était pressé d’aller aux élections et d’en faire un referendum pour qu’il n’y ait pas un second tour. Les gens étaient engagés. Il faut saluer aussi les institutions qui ont dialogué pour arriver à cela : le Conseil constitutionnel, la Cour suprême, le gouvernement. C’est le lieu de se féliciter du retour à notre véritable rôle ou échelle où le Sénégal faisait partie des pays les plus démocratiques qui, à chaque élection, quelles que soient les difficultés, qu’il y ait la paix le lendemain et que les gens aillent travailler. Maintenant que nous avons un nouveau Président, je pense que ce qui reste, c’est le travail.»
 
 
 
Quelles sont les principales attentes ?
 
Les attentes sont très nombreuses. Le gouvernement qui sera formé dans quelques jours sera celui qui aura le moins de chance d'avoir une période de grâce, parce qu'eux-mêmes ont promis aux populations la rupture... Cette rupture, nous l'attendons déjà dans la formation du nouveau gouvernement, dans le cadre de la rationalisation de ce gouvernement et des différentes structures de l'Etat. Tout ce qui a eu lieu par le passé, nous devons le gommer et revenir vraiment à la raison. Cette rupture en tout cas, elle est attendue en premier par rapport à l'architecture gouvernementale qui sera mise en place, mais aussi et surtout la réduction du coût de la vie. Je pense qu’eux-mêmes sont fortement engagés dessus ; c'est une des préoccupations les plus importantes de la population, et des travailleurs en particulier.
 
 
 
Etes vous disposer à participer à une concertation si vous y êtes onviés en tant que centrale syndicale ?
 
Tout à fait. Le nouveau Président a convié à une large concertation ; nous participerons à cette concertation et poserons sur la table les préoccupations des travailleurs. La dernière rencontre que nous avons eue avec le gouvernement de Macky Sall, c'était le 9 février. Un point a été fait sur les préoccupations qui étaient urgentes et qu'il fallait régler.
 
 
 
Quelles préoccupations ?
 
Nous avons beaucoup de questions qui taraudent les travailleurs du secteur primaire qui sont en train de se battre par rapport à l'augmentation des salaires qui était accordée aux fonctionnaires et dont ils disent qu'ils ont été lésés. Il y a les travailleurs de la justice, les agents décisionnaires de l'Etat. Un décret était prévu dans ce sens avant que le gouvernement ne parte. Toutes les évaluations ont été faites. Il restait juste de faire sortir le décret pour rétablir ces travailleurs dans leur droit. Il y a aussi les travailleurs des collectivités territoriales qui sont en grève permanente. Il y a autant de chantiers sur lesquels le gouvernement est attendu, des arbitrages sont aussi attendus. Sans oublier les travailleurs de la Cbao en conflit avec leur direction qui a décidé de se débarrasser des délégués du personnel. Nous allons, s'il y a des concertations, y aller avec un mémo qui va préciser les priorités et les échéanciers par rapport à telle ou telle préoccupation.
 
 
 Et pour la reddition des comptes
 
C'est ce qu’il y a également de plus attendu parce qu’il y a tellement de scandales à coups de milliards dans ce pays. Par exemple, le scandale sur le fonds Covid. Des enquêtes sont en cours. Personne ne sait ce qu’il en est advenu. A ce niveau en tout cas, nous partageons avec les populations l'idée qu’il ne faudra pas que ce soit une chasse aux sorcières de politique politicienne, mais que pour l'ensemble des structures ou des hommes qui ont eu à gérer les biens publics, il y ait des audits et s'il y a des manquements qu'on puisse les corriger. S'il y a des gens qui ont détourné de l'argent, qu'ils le ramènent pour que ces biens publics puissent financer le redressement du pays.
 
 En ce qui concerne la justice…
 
Voilà un point extrêment important. Je pense qu'ils nous ont parlé dans leur programme de la déconnexion des institutions de contrôle comme l'Ige, l'Ofnac… La magistrature aura peut-être beaucoup plus de libertés etc. Il faudrait que vraiment la reddition des comptes soit une réalité et pour ce faire, il faut qu'il y ait l'indépendance des juges. Il faut qu'il y ait une véritable déconnexion entre le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire et que les institutions de contrôle puissent également être déconnectées de la couverture du président de la République. Cela permettra vraiment d'être dans la voie de l'application des décisions de justice correctement, que les gens puissent être mis devant leurs responsabilités et qu'il y ait une périodicité de contrôle de l'exécution du budget et que s'il y a des gens fautifs qu'on puisse les corriger rapidement.
 
 
Faut-il, selon vous, revenir sur l’amnistie votée il y a quelques jours
 
Cette question de l'amnistie, c'est une question très complexe parce qu'en principe pour amnistier quelqu'un, il faudrait qu'on cite ses responsabilités, qu'on le juge pour dire ce qu'il a fait ou n'a pas fait. Il y a eu des gens qui ont été tués, des gens dont on a détruit les biens, beaucoup de gens ont perdu leurs emplois… C'est vraiment difficile à admettre que l'on puisse l'effacer d'un coup. Maintenant, il est vrai que ça a permis d'apaiser la situation du pays. Le gouvernement avait promis de dédommager les victimes. Mais comment peut-on identifier toutes les personnes impactées en dehors des morts ? Comment le gouvernement peut répondre à cette injustice qui a été causée aux uns et aux autres ? Là c'est des questions fondamentales ; oui à l'apaisement mais quand même on ne peut pas passer par pertes et profits tout ce gâchis, toutes ces fautes qui ont été commises. Ce qui est sûr, c’est que la population ne pourra pas vite oublier ça. Maintenant, les nouvelles autorités vont hériter de cela. Je ne sais pas ce qu'elles pourront faire, dans la mesure où on amnistie des faits que nous connaissons ou des faits que nous ne connaissons même pas. Vraiment c'est une question qui nous interpelle et peut-être que dans les mois à venir nous aurons des idées beaucoup plus claires sur le contenu et sur ce que le gouvernement met sur la table par rapport au dédommagement des gens qui ont subi des torts par rapport à cette amnistie.
Baye Modou SARR
 
 
 
 
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