Oumar Mballo, imam à l'unité 16 des Parcelles Assainies, a été condamné hier par le tribunal des flagrants délits de Dakar à 1 mois de prison assorti du sursis pour violences, voies de fait et rébellion, après avoir été relaxé pour menaces de mort et détention illégale d'arme. C'est à l'issue d'une petite dispute au tour de la personne de Serigne Touba qu'une altercation s'est déclenchée avec un des fidèles de sa mosquée.
Imam de la mosquée de l'unité 16 des Parcelles Assainies, Oumar Mballo a atterri devant la barre du tribunal pour des faits de menaces de mort, détention illégale d'arme, violences, voies de fait et rébellion. C'est une banale dispute au tour de la personne du fondateur du Mouridisme, Serigne Touba, qui est à l'origine de son déferrement. En effet, d'après le document d'accusation, l'imam Oumar Mballo, qui tient un atelier de menuiserie à côté de l'immeuble où habite sa victime, Khadim Dia, est allé ce jour-là, sur invitation d'un membre de cette famille, se restaurer là-bas. Une fois dans la maison, une discussion a tourné autour du fondateur du Mouridisme. C'est dans ces circonstances que l'imam aurait dit à son vis-à-vis croire plus que lui en Serigne Touba. Touché dans sa foi, Khadim Dia l’a sommé de quitter sa maison avant que les choses ne dégénèrent.
Oumar Mballo a alors quitté les lieux mais il est rattrapé dans la rue par Khadim Dia. Une bagarre a éclaté. C'est au cours de la mêlée que l'imam aurait brandi une agrafeuse avec laquelle il aurait tenté de lui donner des coups. Ce, avant que les policiers ne soient avisés. Quand les enquêteurs ont voulu l'embarquer, Oumar Mballo s'est farouchement opposé. Néanmoins, il a été cueilli puis placé sous mandat de dépôt le 1er juin 2026.
À la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar où il a été jugé avant-hier, le prévenu a contesté l'intégralité des faits. "Je n'avais qu'une agrafeuse par-devers moi et non un couteau comme il le dit", a-t-il dit. Mais son accusateur Khadim Dia est convaincu que l'imam avait par-devers lui une arme blanche. "Ce que j'ai vu, c'est un couteau et non une agrafeuse", a-t-il expliqué. Pour ce qui est de la rébellion, il a soutenu avoir dit aux policiers de lui laisser le temps de fermer son atelier avant de les accompagner au commissariat, mais il ne s'est jamais opposé à son interpellation.
Le procureur, après avoir fustigé le comportement de l'imam, a requis l'application de la loi pénale contre lui. Ses avocats, Me Abou Abdoul Daff et Me Ndiack Ba ont démonté les accusations. Au terme des débats, Oumar Mballo a été condamné pour violences et voies de fait et rébellion à 1 mois de prison assorti du sursis.
Fatou D. DIONE













