Accusé par certains militants de Pastef d’avoir trahi le parti et son leader Ousmane Sonko en rejoignant le gouvernement, le nouveau ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, a livré une longue mise au point sur Walf TV. L’ancien directeur général du Port autonome de Dakar a rejeté toute idée de reniement et revendiqué un choix dicté par le sens de l’État et du service public.
Selon lui, les critiques visant les responsables ayant accepté de servir dans les institutions traduisent une « erreur d’appréciation ». Il estime qu’il est incohérent de demander à certains cadres de rester à leurs postes tout en les accusant ensuite d’être comptables de décisions qu’ils ne contrôlent pas entièrement. « Le succès vient vers vous en marchant, mais il vous quitte en courant », a-t-il averti, invitant Pastef à rester vigilant face aux incohérences qui pourraient être mal perçues par les Sénégalais.
Revenant sur les accusations de trahison, Yankhoba Diémé a affirmé avoir choisi de privilégier l’action au bénéfice des populations, notamment de la jeunesse et de sa région d’origine. « Je suis une chance pour la Casamance. Je suis une chance pour Bignona », a-t-il déclaré, estimant qu’il ne pouvait pas se contenter de manifestations alors qu’il disposait de moyens pour agir sur l’emploi, les infrastructures et le développement.« Je n’ai pas le droit de venir marcher avec eux dans les rues alors que j’avais la possibilité d’agir pour leur emploi, alors que j’avais la possibilité d’agir pour le développement et les infrastructures », a-t-il soutenu.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de préserver la continuité de l’État. « On ne peut pas mettre la République entre parenthèses », a-t-il affirmé, jugeant qu’il serait dangereux de sacrifier plusieurs années d’action publique au nom de calculs politiques. Yankhoba Diémé a par ailleurs longuement évoqué la Casamance, qu’il considère comme l’une des grandes bénéficiaires de l’accession au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye. Citant les propos d’un dignitaire de la région, il a qualifié de « bénédiction » l’existence d’un « Plan Diomaye » spécialement dédié à la Casamance.
Enfin, il a tenu à rappeler que l’arrivée de Bassirou Diomaye Faye à la présidence procède avant tout de la transmission d’un projet politique porté par Ousmane Sonko. « Ce que le président Ousmane Sonko a passé au président Bassirou Diomaye Faye, ce n’est pas le parti. C’est le projet », a-t-il insisté











