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MEURTRE DE MOUHAMED DIOP TAYA À PIKINE : Le Procureur général requiert la confirmation de la peine de 3 ans ferme contre les 6 policiers accusés, la famille du défunt réclame 500 millions de dédommagement




 
 
 
Jugés en appel après plus d'une année en détention, les 6 policiers du commissariat de Pikine accusés d'avoir passé à tabac puis torturé en mars 2024 Mouhamed Diop Taya, jusqu'à ce que mort s'ensuive, risquent 3 ans de prison ferme et des dommages et intérêts d'un montant de 50 millions qu'ils doivent solidairement payer à la famille du défunt. C'est le Procureur général de la cour d'appel du tribunal correctionnel de Dakar qui a requis hier, mercredi 1er avril 2026, la confirmation de ce premier jugement. Pour sa part, l'avocat de la partie civile réclame 500 millions de F Cfa de dédommagement.
 
 
 
Les 6 policiers Henri Sagna, Calabanta Gomis, Ibrahima Gaye, Aboubacry Ba, Soulèye Diallo et Sellé Guèye, accusés d'avoir tué le jeune Mouhamed Diop Taya, dans la banlieue de Pikine en mars 2024, ont à nouveau fait face à la Cour d'appel du tribunal correctionnel de Dakar, hier, mercredi 1er avril 2026, après l'épisode de leur premier jugement en février 2025 devant le tribunal correctionnel de Pikine/Guédiawaye. Le Procureur général a requis la confirmation de la condamnation que les premiers juges leur avait infligé pour les faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner pour lesquels ils sont poursuivis. Il a ainsi demandé qu'ils soient condamnés à une peine d'emprisonnement ferme de 3 ans en sus de la somme de 50 millions de F Cfa qu'ils devraient solidairement verser à la famille du défunt à titre de réparation.
 
 
L’affaire
 
 
 Pour rappel, la victime, dans la nuit du 22 au 23 mars 2024, vers 21h, en compagnie de son acolyte présumé, son ami Mamadou Diagne, s'était opposée à son arrestation par les agents du commissariat de Pikine, avant qu'une vive bagarre n'éclate entre eux. Ce qui a conduit les forces de l'ordre à faire appel à des éléments en renfort. Mais, d'après son ami qui a été interpellé en même temps que lui, les 6 flics mis en cause les auraient conduits au Technopôle où ils les auraient battus à coups de gourdin puis torturés. C'est par suite de ces actes de tortures que Mouhamed Diop a succombé à ses blessures.
Un (1) an après leur première comparution en février 2025, ils ont encore réitéré les mêmes dénégations, cette fois-ci devant le tribunal correctionnel de la Cour d'appel de Dakar. Henry Sagna, qui coordonnait cette opération la nuit des faits, entendu à l'audience, a nié les coups qui auraient conduit à la mort de Mouhamed Diop, tout comme ses 5 coaccusés. "Le jour des faits, j'ai été appelé en renfort dans cette maison. Quand je suis arrivé, une bagarre avait déjà éclaté. Des individus qui étaient dans la foule essayaient d'aider les suspects à s'enfuir. Sur les lieux, j'ai eu des blessés non signalés du côté de mes éléments. Je confirme qu'il s'est blessé au cours de la bagarre qu'il y a eu dans la cour de sa maison", a-t-il déclaré. Le policier d'ajouter : "quand on les a embarqués dans la fourgonnette, on avait pris le soin de les menotter pour les acheminer à notre unité. Mais, c'est en cours de route que j'ai entendu un bruit assourdissant à l'arrière du véhicule alors que je me trouvais devant. Et quand j'ai demandé ce qui se passait, on m'a rapporté que Mouhamed Diop voulait se suicider parce qu'il a confié à mes collègues qu'il venait fraîchement de sortir des liens de la détention et qu'il ne pouvait pas y retourner à nouveau".
Hélas, les éléments techniques de l'enquête ont contredit la thèse de Henry Sagna et des autres flics. Car, le juge leur a fait savoir que la géolocalisation a montré qu'ils sont bel et bien partis au Technopôle après l'interpellation des deux individus. Ce que Sagna a encore nié à la barre en soutenant qu'ils se trouvaient là-bas pour acheter leur dîner auprès d'une dame.
 
 
L’avocat de la famille enfonce les policiers
 
 
Avocat de la famille de la victime, Me Ibrahima Mbengue a d'emblée révélé que ces faits sont "criminels" et que les prévenus ont eu de la chance de ne pas comparaitre devant la chambre criminelle.  "Mamadou Diagne a dit avoir été maltraité en premier avec des gourdins. Mouhamed Diop a été battu à mort puis torturé. Ils ont eu à taper sur ses fesses avec des gourdins et bâtons. C'est le certificat de genre de mort qui parle et pas moi", a relevé Me Mbengue.
 Il poursuit sur le préjudice subi par la famille du défunt : "je me suis retrouvé avec 50 millions, alors que j'avais réclamé 500 millions. J'ai eu à relever appel parce que le préjudice que j'ai subi est incommensurable. Si vous estimez que les faits sont délictuels, il faut infirmer les intérêts civils et nous allouer 500 millions de dédommagement et non le montant de 50 millions que les premiers juges nous ont alloués. Il faut aussi déclarer l'État du Sénégal civilement responsable puisque c'est lui qui a eu à envoyer en mission ces forces de l'ordre".
 
 
La défense rejette
 
 Les avocats de la défense à l'instar de Mes Youssou Guèye, Oumar Kassé et El Hadji Malick Basse, ont plaidé la relaxe des policiers. D'après Me Guèye, les faits qui ont conduit à la mort de Mouhamed Diop ne peuvent être imputables à ces policiers. Il a d'ailleurs rappelé que ces policiers qui ont toujours été "professionnels" se sont eux aussi blessés, mais ils ont voulu honorer la loi et l'autorité légitime.
Après les débats, la Cour a fixé le délibéré au 20 mai 2026.
 
Fatou D. DIONE
 
 
 
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