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POUR OBTENIR DES REPARATIONS POUR L’ESCLAVAGE ET LE COLONIALISME : L’Afrique envisage des poursuites contre l’Europe… entre 18.000 à 100.000 milliards de dollars en jeu



POUR OBTENIR DES REPARATIONS POUR L’ESCLAVAGE ET LE COLONIALISME : L’Afrique envisage des poursuites contre l’Europe… entre 18.000 à 100.000 milliards de dollars en jeu

 
 
 
L’idée d’exiger des réparations pour l’esclavage et le colonialisme revient avec force dans le débat international. Plusieurs États africains, réunis au sein de l’Union Africaine, envisagent désormais d’engager des actions judiciaires contre certaines puissances européennes devant des juridictions internationales. Selon plusieurs estimations évoquées par des experts, les montants des réparations pourraient atteindre des sommes colossales, allant de 18.000 à 100.000 milliards de dollars, soit environ 10.800 à 60.000 trillions de F Cfa. Un montant colossal : 18.000 milliards de dollars représentent déjà près de six fois l’économie de l’Afrique, tandis que 100.000 milliards de dollars correspondent pratiquement à la richesse produite par l’ensemble de la planète en une année.
 
 
L’information a été relayée par l’agence de presse russe Tass, qui cite Galli Monastyreva, directrice des projets humanitaires de l’Association pour la coopération économique avec les pays africains et membre du Conseil d’experts de la Douma d’État sur l’Afrique. Selon elle, différentes méthodologies permettent d’estimer les réparations potentielles que les pays européens pourraient devoir aux nations africaines en raison des conséquences historiques de la traite négrière et de la colonisation.
Ces estimations varient selon que l’on prend en compte uniquement la traite transatlantique des esclaves ou l’ensemble des dommages économiques, sociaux et humains liés à la période coloniale. Dans le premier cas, certaines évaluations avancent un montant compris entre 18.000 et 24.000 milliards de dollars. D’autres études, intégrant l’ensemble des effets historiques de l’esclavage et de la domination coloniale, évoquent des chiffres pouvant atteindre 100.000 milliards de dollars.
Au cœur de cette démarche se trouve l’Union Africaine, qui représente 54 États du continent. L’organisation panafricaine a récemment placé la question des réparations au centre de son agenda politique. Elle a notamment proclamé l’année 2025 « Année des réparations », tout en envisageant de faire de la période 2026-2036 une « Décennie des réparations ».
Plusieurs pays européens pourraient être concernés par d’éventuelles procédures judiciaires, notamment la France, l’Espagne, le Portugal et le Royaume-Uni, dont les empires coloniaux ont joué un rôle majeur dans la traite transatlantique et la colonisation du continent africain. Selon le quotidien britannique The Daily Telegraph, certains États africains réfléchissent déjà à une stratégie juridique consistant à saisir la Cour internationale de Justice pour établir la responsabilité historique de ces puissances et obtenir réparation.
Cette démarche pourrait s’inspirer d’une bataille juridique récente menée par l’île Maurice dans l’affaire des îles Chagos, qui avait abouti à une décision consultative de la Cour internationale de Justice remettant en cause la souveraineté britannique sur cet archipel.
Pour certains analystes africains, la perspective d’un recours judiciaire constitue une étape importante dans la reconnaissance des crimes historiques liés à l’esclavage. Dans un entretien accordé à Sputnik Africa, l’expert sénégalais en relations internationales Cheikh Sabdou Ndiaye a salué l’initiative de l’Union Africaine.
Selon lui, la décision de poursuivre les anciennes puissances coloniales représente « une décision importante » pour le continent. « Condamner l’esclavage signifie que les pays africains prennent des mesures historiques concernant ce qui s’est passé sur ce continent », a-t-il déclaré, rappelant que des milliers d’Africains avaient été arrachés de force à leur terre pour être envoyés vers les Amériques ou l’Europe.
La question des réparations bénéficie également d’un soutien croissant dans certains cercles internationaux. Au sein des Nations-Unies, plusieurs experts affirment désormais que les personnes d’ascendance africaine pourraient légitimement revendiquer des réparations pour les crimes historiques liés à la traite négrière.
Dans ce contexte, le président du Ghana, John Dramani Mahama, prévoit de soumettre aux Nations-Unies une résolution soutenue par une quarantaine de pays africains. Le texte viserait à reconnaître officiellement la traite transatlantique des esclaves comme l’un des crimes les plus graves contre l’humanité.
Selon ses promoteurs, cette résolution aurait avant tout une portée symbolique et historique. Mais elle pourrait également ouvrir la voie à des discussions plus concrètes sur les réparations financières, les indemnisations ou encore la restitution d’objets culturels et patrimoniaux.
Les régions les plus mobilisées sur cette question sont notamment l’Afrique de l’Ouest et le bassin du Congo, des zones qui ont été particulièrement touchées par la traite transatlantique. Des pays comme le Ghana, le Nigeria, l’Angola ou encore la République démocratique du Congo figurent parmi les plus actifs dans ce débat.
Pour certains gouvernements africains, la revendication de réparations s’inscrit aussi dans une stratégie plus large de redéfinition des relations avec les anciennes puissances coloniales. Des pays comme la République Centrafricaine, par exemple, mettent en avant la nécessité de « décoloniser » leurs économies et de renforcer leur souveraineté politique et économique.
Toutefois, la perspective de réparations financières aussi importantes reste largement hypothétique. La question soulève d’importants défis juridiques et diplomatiques, notamment en matière de responsabilité historique, de prescription des faits et de détermination des bénéficiaires.
Malgré ces obstacles, la relance du débat sur les réparations témoigne d’une volonté croissante des États africains de porter sur la scène internationale la mémoire et les conséquences durables de l’esclavage et de la colonisation. Un débat qui, plus de deux siècles après l’abolition de la traite transatlantique, continue de diviser historiens, juristes et responsables politiques.
La revendication de réparations pour l’esclavage et la colonisation s’inscrit dans une longue tradition intellectuelle et politique au sein du mouvement panafricaniste. Dès les années 1990, l’homme d’affaires et homme politique nigérian Moshood Kashimawo Olawale Abiola a été l’un des premiers à structurer cette demande sur le plan international. Il avait soutenu l’idée que la traite transatlantique et la domination coloniale avaient provoqué un retard économique durable pour l’Afrique et plaidait pour une mobilisation conjointe du continent et de la diaspora afin d’obtenir justice historique.
Dans le même esprit, l’historien et homme politique burkinabè Joseph Ki-Zerbo estimait que les inégalités économiques mondiales trouvaient en partie leur origine dans l’exploitation coloniale du continent africain et que la reconnaissance de cette responsabilité devait ouvrir la voie à une forme de réparation et de rééquilibrage des relations internationales.
D’autres figures intellectuelles africaines ont également contribué à nourrir ce débat. L’écrivain nigérian et prix Nobel de littérature Wole Soyinka a défendu l’idée que les réparations ne devraient pas être uniquement financières, mais inclure aussi une reconnaissance morale et historique des crimes de l’esclavage, ainsi que la restitution de biens culturels et la restauration de la dignité des peuples africains.
Bien avant cela, le premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou Touré, avait déjà dénoncé les pertes humaines et économiques subies par l’Afrique durant la colonisation, affirmant que les anciennes puissances coloniales portaient une responsabilité historique envers le continent. Ces différentes approches, mêlant revendications économiques, justice historique et reconnaissance morale, ont progressivement contribué à structurer le discours africain contemporain sur les réparations.
 
 
 
 
 
Sidy Djimby NDAO
Correspondant permanent en France
 
 
 
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