Des qui s'arrachent actuellement les cheveux, suite à une décision prise avant-hier, ce sont bien Mballo Dia Thiam et ses autres camarades du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l'action sociale (Sutsas). Dans un communiqué, ils disent prendre acte de la composition du nouveau Gouvernement. Ils réaffirment aussi leur profond respect pour les prérogatives constitutionnelles du président de la République en matière de nomination. Mais, le Sutsas, écrivent-ils, "ne peut cacher sa surprise face aux critères ayant conduit à la reconduction de M. Ibrahima Sy au poste de ministre de la Santé et de l'Hygiène publique. Plus encore, le Syndicat exprime sa vive déception à la suite du remplacement de M. Boucar Diouf, Conseiller en travail social, par M. Paul Joseph Ndiaye, auditeur spécialisé en finance, à la tête de l'Action sociale". Cette décision, selon eux, apparaît comme un recul préoccupant pour un secteur qui, depuis les premières Assises nationales de l'Action sociale tenues il y a dix-huit ans, a connu d'importantes avancées. Par souci de cohérence institutionnelle, le Sutsas estime que, de la même manière qu'un commissariat est dirigé par un policier et qu'un établissement scolaire est placé sous la responsabilité d'un enseignant, la direction de l'Action sociale devrait naturellement revenir à un professionnel du travail social. C'est une exigence de compétence, de légitimité et de respect du parallélisme des formes.
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