En attendant la mission du Fmi le 15 juin prochain, le Sénégal a procédé au remboursement anticipé de deux échéances liées à ses obligations en devises étrangères. Il s'agit d'un coupon de 53,75 millions d'euros sur son obligation libellée en euro arrivant à échéance en 2037 un autre de 38,8 millions de dollars effectué sur une obligation en dollars dont l'échéance est fixée à 2031.
Le Sénégal est dans une dynamique de relancer un nouveau programme avec le Fmi. En effet, selon l’agence Bloomberg, citant des investisseurs, notre pays a procédé au remboursement anticipé de deux échéances liées à ses obligations en devises étrangères. Il s'agit d'un coupon de 53,75 millions d'euros sur son obligation libellée en euro arrivant à échéance en 2037. Un paiement supplémentaire de 38,8 millions de dollars a également été effectué sur une obligation en dollars dont l'échéance est fixée à 2031. Ces paiements devaient être effectués la semaine prochaine. Déjà au mois de mars dernier, le Sénégal avait réussi à honorer ses échéances quelques jours avant le délai requis. Le Sénégal avait déboursé 471 millions de dollars afin d'éviter un défaut de paiement. Cependant, le paiement anticipé de deux échéances (2031 et 2037) intervient dans un contexte particulier marqué par l’éviction du président de Pastef à la tête du Gouvernement. Une situation qui a été à l’origine de la révision de la perspective de la notation souveraine du Sénégal de stable à négative par l’agence Bloomfield investment.
Ces paiements anticipés interviennent aussi à quelques jours d’une mission technique du Fmi dirigée par Julie Kozack à Dakar prévue le 15 juin prochain. Ce paiement anticipé intervient également après la rencontre entre le président Bassirou Diomaye Faye et la Directrice générale du Fmi Kristalina Georgieva en marge du sommet Africa Forward. Cette rencontre avait permis, de l’avis du ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba de lever de nombreuses zones d'ombre concernant les instruments financiers envisagé. Avec cette première rencontre entre le nouveau gouvernement et le Fmi, beaucoup d’observateurs s’interrogent sur les conditions d’un éventuel accord. D’ores et déjà, l’ancien Premier ministre et actuel président de l’Assemblée nationale avait déjà alerté qu’il est totalement opposé à une restructuration de la dette. Non sans préciser qu’il restait attentif à l’évolution de la situation étant donné que le dernier mot revient à l’Assemblée nationale.
M. CISS












