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DEMANDE DE DELIVRANCE D’UNE NOTICE BLEUE CONTRE KARIM WADE PAR L’ETAT DU SENEGAL: Les avocats de Wade fils vilipendent Macky Sall et demandent le rejet de la requête



 
 
Macky et son gouvernement ont visiblement du fil à retordre avec le cas Karim Wade. En effet, les avocats de l’ancien ministre d’Etat ont saisi Interpol pour démonter la demande de notice bleue introduite par le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye et du directeur de la Police judiciaire. Ces derniers estiment que cette démarche de l’Etat du Sénégal tend à faire croire à l’opinion que Karim Wade est recherché par Interpol. Sans oublier de dénoncer la démarche politique qui sous-tend cette requête tout en demandant son rejet.
 
 
 
Entre l’ancien ministre d’Etat Karim Wade et l’Etat du Sénégal, c’est désormais le jeu du chat et de la souris. Alors que l’État du Sénégal, par le biais du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye et du directeur de la Police judiciaire, a saisi Interpol pour l’obtention de la diffusion d’une notice bleue à l’encontre de Karim Wade, ses avocats ont aussitôt répliqué. D’ailleurs, ce sont les avocats de Karim Wade, Mes Michel Boyon et Jean-Marc Fédida qui ont saisi Interpol par correspondance.  «Nous avons appris que les autorités sénégalaises sont intervenues auprès de vos services, en vue d’obtenir à l’encontre de M. Wade la diffusion d’une notice bleue, qui est dépourvue de tout fondement pertinent et qui ne répond exclusivement qu’à des considérations politiques», font savoir les avocats. Qui poursuivent : «nous comprenons que l’Etat du Sénégal a motivé cette notice bleue en prétextant que M. Wade serait recherché pour un manquement à ses obligations envers l’État, dans un cas de fraude et blanchiment d’argent». D’ailleurs, ils précisent que ladite notice «est un détournement de procédure, une tentative scandaleuse d’instrumentalisation de l’organisation» car, poursuivent-ils, «M. Wade ne fait l’objet  d’aucune enquête criminelle en cours au Sénégal, ni d’aucune poursuite de la part de l’Etat du Sénégal ou d’un autre pays pour fraude contre l’Etat ou pour blanchiment d’argent». 
 
 
C’est quoi une notice bleue
 
 
Raison pour laquelle les deux avocats au barreau de Paris estiment que la démarche de l’Etat du Sénégal «est une manœuvre malhonnête, une grave manipulation des autorités sénégalaises». D’ailleurs, ils précisent que la démarche de l’Etat du Sénégal méconnait l’objet assigné aux notices bleues. «Les notices bleues diffusées par l’Organisation internationale de police criminelle ont pour seul objet de localiser ou d’identifier une personne présentant un intérêt au regard d’une enquête criminelle ou d’obtenir des renseignements de celle-ci», lit-on dans la correspondance. «En premier lieu, poursuivent les robes noires, aucune autorité, de quelque pays que ce soit, n’a ouvert une enquête criminelle pour laquelle la personne de Karim Wade présenterait un quelconque intérêt. Peut-être la demande des autorités sénégalaises invoque-t-elle un arrêt du 23 mars 2015, par lequel la Crei, a, d’une part, condamné M. Wade à une peine de prison, ainsi qu’à une amende et à des dommages-intérêts envers l’Etat d’un montant extravagant, et d’autre part, prononcé une mesure de contrainte par corps de la durée maximum de deux ans en l’absence de paiement des condamnations financières prononcées. Or une procédure de contrainte par corps ne présente aucunement le caractère d’une enquête pénale ; elle a pour seul but de permettre le recouvrement de sommes d’argent auprès d’une personne déclarée débitrice par la justice».  
Ensuite, les avocats de Karim estiment que l’Etat cherche à obtenir des informations relatives aux conditions dans lesquelles M. Wade (…) reviendra dans son pays à l’approche de l’élection présidentielle. En troisième lieu, «il est clair que les autorités politiques du Sénégal entendent se prévaloir de la diffusion d’une notice bleue pour tenter de faire croire à l’opinion publique que M. Wade serait recherché par Interpol, alors qu’aucune mesure privative de liberté ne peut être exercée en son encontre en dehors du territoire sénégalais».
 En quatrième lieu, soutiennent toujours les avocats de l’ancien ministre d’Etat, «cette notice bleue combinée à la volonté affichée des autorités politiques sénégalaises d’arrêter M. Wade dès son retour au Sénégal et de le remettre en prison, pourrait placer l’organisation dans une situation difficile, au regard de la condamnation prononcée contre l’Etat le 20 avril 2015 par le groupe de travail des Nations-Unies sur la détention arbitraire». 
Pour finir, ils ajoutent  que l’existence de cette notice bleue constitue une aggravation de la situation de M. Wade, dénoncée le 22 octobre 2018 par le comité des droits de l’homme des Nations-Unies qui a enjoint à l’Etat du Sénégal de réparer le préjudice subi par M. Wade, ainsi que de l’informer des mesures prises pour exécuter sa décision. Somme toute, ils demandent à Interpol de bien vouloir refuser de donner suite à la diffusion d’une note bleue visant M. Wade.  
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Samba THIAM
 


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