Sous l’impulsion de son président Bougar Diouf, l’Union des panafricanistes sénégalais (Ups) a exprimé ses « chaleureuses et fraternelles félicitations » au chef de l’État burundais pour avoir porté, au nom de l’Union Africaine, la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations-Unies.
L’initiative diplomatique ne passe pas inaperçue. Dans une déclaration rendue publique, l’Union des panafricanistes sénégalais (Ups) a tenu à magnifier l’engagement de Évariste Ndayishimiye, président de la République du Burundi et président en exercice de l’Union Africaine, pour avoir officiellement porté le dossier de candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies. Sous l’impulsion de son président Bougar Diouf, l’organisation panafricaniste considère cet acte comme « un jalon historique » pour le continent africain. Elle y voit l’illustration d’une Afrique qui assume pleinement ses responsabilités et entend occuper toute sa place dans les sphères décisionnelles internationales.
Un acte fort au nom du continent
Pour l’Ups, le dépôt officiel de la candidature de Macky Sall par le Président burundais dépasse le simple cadre protocolaire. Il incarne, selon elle, « la volonté affirmée de l’Afrique de s’inscrire pleinement dans les instances de gouvernance mondiale et de contribuer à la redéfinition d’un multilatéralisme plus juste et plus représentatif des réalités du Sud global ». L’organisation souligne que, en agissant au nom de l’Union Africaine, « Évariste Ndayishimiye pose un acte de solidarité continentale ». À ses yeux, ce geste traduit une cohésion politique autour d’une ambition commune, « celle de voir un Africain accéder à la plus haute fonction administrative des Nations-Unies » dit-il.
Dans un contexte international marqué par de profondes recompositions géopolitiques, l’Ups estime que cette démarche envoie un signal fort. Elle témoigne d’une Afrique consciente de son potentiel diplomatique, riche de son expérience en matière de médiation, de gestion des crises et de construction institutionnelle.
Une ambition panafricaine assumée
L’Union des panafricanistes sénégalais considère que « la candidature de Macky Sall symbolise une ambition collective. Au-delà de la trajectoire personnelle de l’ancien chef de l’État sénégalais, c’est la capacité du continent à porter un leadership crédible sur les grandes questions mondiales qui est mise en avant ». « Paix et sécurité internationales, justice globale, développement durable, réforme des institutions multilatérales, autant de dossiers sur lesquels l’Afrique entend peser davantage ». Ainsi pour l’Ups, « l’accession d’un africain au secrétariat général de l’ONU constituerait une avancée majeure dans la quête d’un ordre international plus équilibré ».
Bougar Diouf et ses camarades voient dans l’initiative burundaise une manifestation concrète de l’idéal panafricaniste. Selon eux, elle illustre la nécessité d’une solidarité active entre États africains pour défendre des intérêts stratégiques communs sur la scène internationale.
Un geste salué depuis Dakar qui s’emmure dans un silence assourdissant
Dans son communiqué, l’Ups insiste sur le caractère « courageux et visionnaire de la démarche du président burundais ». Elle estime que « le fait qu’un chef d’État africain porte cette candidature au nom du continent, dans un esprit d’unité, renforce la crédibilité de la démarche ». Pour l’organisation, « cette initiative honore non seulement le Burundi, mais l’ensemble du continent. Elle confirme que l’Union Africaine peut être un cadre efficace de coordination diplomatique et de projection stratégique ». Réaffirmant son engagement en faveur d’une Afrique « souveraine, unie et influente », l’Union des panafricanistes sénégalais appelle à soutenir cette dynamique continentale. À ses yeux, « la candidature de Macky Sall, désormais portée par l’Union africaine, dépasse les frontières nationales et s’inscrit dans une ambition collective celle d’un continent décidé à écrire une nouvelle page de son histoire diplomatique », conclut le professeur d’université.
Fatou DIOP











