Plus la Coupe d’Afrique des nations 2025 avance, plus le Maroc se vide. Les équipes éliminées quittent progressivement le royaume chérifien, laissant place à une phase où chaque détail compte pour accéder au carré d'as. À ce stade de la compétition, la Can a choisi de renouer avec ses classiques : des affiches historiques, des rivalités assumées et des confrontations où l’expérience, le mental et la lucidité feront la différence.
Sénégal – Mali : la rigueur face à l’audace
Sur le plan collectif, le Sénégal avance avec des certitudes. Le Sénégal s’appuie avant tout sur une organisation défensive solide et une discipline tactique bien rodée. Les Lions de la Teranga maîtrisent les temps forts et savent fermer le jeu lorsque la pression monte. Cependant, cette solidité n’est pas sans limites. Face à des blocs bas et agressifs, le Sénégal montre parfois un manque de créativité dans le jeu offensif, laissant planer le doute lorsqu’il faut forcer la décision.
De son côté, le Mali arrive avec un visage différent. Les Aigles impressionnent par leur intensité, leur jeunesse et leur pressing constant. Leur capacité à jouer vers l’avant et à imposer un rythme élevé constitue l’un de leurs principaux atouts. Toutefois, ce dynamisme s’accompagne de certaines fragilités. Dans les moments clés, le manque d’expérience et la gestion émotionnelle peuvent coûter cher, surtout face à une équipe habituée aux matchs couperets.
Nigéria – Algérie : puissance contre maîtrise
Le Nigéria s’avance avec une arme redoutable : sa puissance athlétique. Les Super Eagles disposent de joueurs explosifs capables de faire basculer une rencontre en quelques accélérations. Leur jeu direct et leurs transitions rapides constituent une menace permanente. Mais malgré ces atouts, l’irrégularité reste un point d’interrogation. Défensivement, l’équipe nigériane montre parfois des largesses qui pourraient être exploitées par un adversaire plus patient. Il s'y ajoute l'affaire Victor Osimhen qui peut perturber le groupe.
En face, l’Algérie mise davantage sur la maîtrise et l’expérience. Les Fennecs privilégient la conservation du ballon, la discipline tactique et la gestion du tempo, des qualités précieuses à ce niveau de la compétition. Néanmoins, face aux équipes très physiques et rapides, l’Algérie peut souffrir dans l’intensité et manquer de vitesse pour contenir les transitions adverses.
Cameroun – Maroc : l’histoire face à la pression
Le Cameroun reste fidèle à sa réputation. Les Lions Indomptables avancent avec un mental solide et une grande expérience des matchs à élimination directe. Ils savent souffrir, défendre bas et attendre leur moment. Cependant, cette solidité mentale s’accompagne parfois d’un manque de créativité offensive, limitant leur capacité à dominer dans le jeu.
Le Maroc, pays hôte, s’appuie sur un collectif bien organisé et une discipline tactique héritée du haut niveau. Portés par leur public, les Lions de l’Atlas affichent une vraie cohérence dans le jeu. Toutefois, la pression du pays hôte peut devenir un poids. Dans certains matchs, le Maroc peine à tuer les rencontres et laisse planer le suspense jusqu’au bout.
Égypte – Côte d’Ivoire : expérience contre renouveau
L’Égypte avance avec son immense vécu continental. Habituée aux grandes joutes africaines, elle sait gérer les moments clés et fermer le jeu lorsque nécessaire. Mais, cette expérience s’accompagne d’une forte dépendance à ses cadres, ce qui peut limiter les solutions lorsque le plan initial ne fonctionne pas.
La Côte d’Ivoire, elle, affiche un jeu plus direct et plus physique. Tenant du titre les Éléphants cherchent à imposer leur impact et leur verticalité pour déstabiliser l’adversaire. Cependant, cette approche manque parfois de régularité collective, rendant l’équipe vulnérable sur le plan tactique. À ce stade de la compétition, les forces et les faiblesses se répondent. Chaque quart de finale oppose une certitude à un doute, une expérience à une ambition.










