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VIOLENCES POLICIERES POUR FAIRE RESPECTER LE COUVRE-FEU : Les organisations de défense des droits de l’homme disent non et invitent Aly Ngouille Ndiaye à parler à ses hommes



VIOLENCES POLICIERES POUR FAIRE RESPECTER LE COUVRE-FEU : Les organisations de défense des droits de l’homme disent non et invitent Aly Ngouille Ndiaye à parler à ses hommes
La Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho), la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh), Article19 Afrique de l'Ouest/Sénégal et Amnesty international Sénégal, le Mouvement Y’en a marre, les membres du Collectif pour la justice et contre les violences policières et le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp), entre autres organisations de la société civile, se sont indignées du traitement dégradant infligée à nos compatriotes au premier jour du couvre-feu décrété par le chef de l’Etat. Dans des communiqués, elles ont toutes dénoncé le comportement de nos forces de défense et de sécurité. Tout de même, elles ont aussi invité les citoyens à respecter le couvre-feu imposé par la situation de pandémie qui fait des ravages.

Les scènes de violences inouïes et autres brimades infligées à nos compatriotes à la suite du couvre-feu instauré par les autorités, ne sont pas pour plaire. Pour montrer que personne ne peut être d’accord avec cela, les organisations de défense des droits de l’homme ont été nombreuses à taper du poing sur la table pour dire stop. La Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho), la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh), Article19 Afrique de l'Ouest/Sénégal et Amnesty international Sénégal condamnent vigoureusement la violence exercée par les forces de défense et de sécurité contre des citoyens. Elles invitent, dans un communiqué, les autorités à veiller au respect des droits humains en toutes circonstances. «Nos organisations appellent les autorités étatiques compétentes à donner des instructions fermes aux forces de défense et de sécurité pour que cessent les atteintes aux droits humains observées pendant la première nuit de couvre-feu», ont-elles écrit. Tout de même, elles exhortent les Sénégalais à respecter les mesures prises par les autorités étatiques pour lutter contre la pandémie. «Les contrevenants aux mesures édictées par la loi doivent être interpellés et remis à la justice. Les dispositions législatives prévoient des sanctions spécifiques contre tout manquement et celles-ci doivent être respectées par tous, y compris les forces de défense et de sécurité», ont laissé entendre ces organisations.

Y’en a marre tonne : «rien ne peut justifier de telles pratiques»

Le Mouvement Y’en a marre également a tapé du poing sur la table. Et c’est pour condamner la violence exercée sur les Sénégalais et exhorter les autorités à mettre un terme aux actes de violence exercés par les forces de l'ordre. Pour Aliou Sané et Cie, «rien ne peut justifier de telles pratiques». Ils exhortent toutefois les citoyens à respecter les mesures prises par les autorités dans le cadre de cette croisade nationale contre le Covid-19.

Le Frapp aux policiers: «Faites face au coronavirus et non aux citoyens»

Le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp) exprime aussi sa désapprobation. Dans un communiqué, ils expriment leur inquiétude devant ces graves et multiples violences inouïes. «L’unité nationale recherchée vise à faire face au coronavirus et non à faire face aux citoyens en perpétrant sur eux des violences gratuites. Pour le Collectif pour la justice et contre les violences policières et le Frapp, même si nous avons besoin d’hommes en uniforme pour nous rappeler à l’ordre, cela n’autorise pas à casser, matraquer gratuitement les contrevenants au couvre-feu», ont martelé ces derniers, pour ajouter : «il est d’ailleurs temps que les agents de police, de la gendarmerie…aient des numéros sur leur uniforme pour les identifier». Pour le Collectif et le Frapp, tous les policiers intervenant sur le terrain doivent être reconnaissables. Ils interpellent ainsi le ministre de l’Intérieur à ce sujet. «Durant cette période d’exception qu’est l’état d’urgence, il n’est pas acceptable que la justice soit l’exception et que la violence policière soit la règle. Le Collectif et le Frapp ne souhaitent pas d’autres Abdoulaye Timéra, Pape Sarr, Seck Ndiaye, Elimane Touré… Tant que les policiers, les gendarmes…pourront violenter ou assassiner impunément, cela sera interprété comme un permis de bastonner et de tuer du citoyen. Et donc, nous serons tous en sursis». Armés de mégaphone, les policiers, selon eux, peuvent sensibiliser les citoyens à rester chez eux durant les premiers jours du couvre-feu. Passé un délai, ils peuvent procéder à des interpellations et faire payer des amendes, préconisent-ils comme solutions.

Madou MBODJ
Pape Moussé Diaw


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