Solide comme un roc, souverain dans le jeu et implacable dans les moments clés, le Sénégal a fait plier l’Égypte au bout d’une bataille haletante (1-0). Longtemps freinés par un bloc égyptien discipliné et l’expérience d’un géant du continent, les Lions de la Teranga n’ont jamais douté de leur plan. Ils ont dominé, insisté, patienté, avant de frapper au moment exact. Sadio Mané, leader assumé et symbole d’une génération ambitieuse, a libéré tout un peuple d’un éclair décisif.
Un éclair, une délivrance, une nation debout. Dominateurs, patients et implacables, les Lions de la Teranga ont fini par faire tomber l’invincible mur égyptien (1-0). Sadio Mané, encore lui, a frappé au moment exact pour propulser le Sénégal en finale de la Can 2025 et rallumer le rêve d’un nouveau sacre continental. Cette qualification en finale de la Can 2025 n’est pas seulement une victoire : c’est l’affirmation d’une équipe mûre, consciente de sa force et désormais tournée vers un nouveau rendez-vous avec l’histoire africaine.
Une domination assumée, l’Égypte acculée
Au stade Ibn-Batouta de Tanger, le Sénégal n’a pas seulement gagné un match. Il a livré une démonstration de maturité, de maîtrise et de force mentale face à l’une des nations les plus redoutées du continent. L’Égypte, septuple championne d’Afrique, a longtemps résisté. Mais face à cette version souveraine des Lions, l’histoire ne pouvait basculer que d’un seul côté.
Dès les premières minutes, le décor est planté : ballon confisqué, pressing haut, rythme imposé. Le Sénégal asphyxie, l’Égypte recule. Acculés dans leur camp, les Pharaons se replient en bloc bas, attendant l’erreur qui ne viendra presque jamais. Le milieu sénégalais dicte la loi, coupe les circuits et installe un siège permanent devant la surface adverse.
Koulibaly sort, le Sénégal ne tremble pas
Le premier tournant intervient à la 22e minute. Kalidou Koulibaly, patron de la défense et capitaine, quitte la pelouse sur blessure. Un coup dur, un test émotionnel. Mais loin de vaciller, les Lions resserrent les rangs. Idrissa Gana Guèye hérite du brassard, Mamadou Sarr entre sans trembler. Le Sénégal ne perd ni son calme, ni son autorité.
Face à la domination sénégalaise, l’Égypte s’accroche à son expérience. El Shenawy multiplie les interventions, notamment sur cette combinaison éclatante entre Iliman Ndiaye et Nicolas Jackson à la 34e minute. Le mur tient encore. À la pause, le score est vierge, mais le match a déjà choisi son camp.
La seconde période ressemble à un long étau. Le Sénégal avance, recule l’adversaire, frappe de loin, insiste, encercle. Lamine Camara tente sa chance, Jackson harcèle, Ndiaye provoque. L’Égypte plie, résiste, temporise. Jusqu’à la rupture.
Mané frappe, le peuple explose
78e minute. Le moment que tout un peuple attendait. Une frappe contrée de Nicolas Jackson, un ballon qui traîne, et Sadio Mané surgit. Contrôle, frappe surpuissante, filet qui tremble. Explosion. Le stade chavire, le Sénégal s’embrase. Le leader a parlé. Le bourreau est le même.
La fin de match est tendue, électrique, presque suffocante. Mais cette équipe du Sénégal ne tremble plus. Solide, disciplinée, sûre de sa force, elle ferme les portes et éteint les derniers espoirs égyptiens.
Score final : 1-0. Verdict sans appel.












