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USAGE ET TRAFIC DE DROGUE DANS LA CAPITALE: L’ecstasy, cette drogue en forme de bonbon qui risque de faire des ravages dans nos écoles



 
Commercialisé le plus souvent sous forme de comprimés prêts à être avalés (ou "gobés"), de couleur avec un petit motif ou un logo, l’ecstasy ressemble beaucoup à un bonbon. Vendue au début dans les boîtes de nuit, il est aujourd’hui commercialisé dans de petits sachets et un peu partout dans la capitale. Et avec l’année scolaire, les parents sont appelés à plus de vigilance.
 
 
Il n’y a pas de statistiques officielles, mais les élèves ont succombé à la tentation de la drogue. Dans certains lycées dakarois, ils en consomment même devant les portails de leurs établissements. Comme si de rien n’était. Pis, le trafic s’instaure au vu et au su de tout le monde. Conscients du danger, certains essaient de se remettre dans le droit chemin en retrouvant leur lucidité. Ce n’est pas toujours évident. Et ceux qui ont déjà franchi la ligne rouge recherchent encore des issues. Particulièrement, cette année, parents et tuteurs doivent redoubler de vigilance et les mesures de sécurité renforcées autour des collèges et lycées.
La cause : de nouvelles drogues apparentées à de simples petits bonbons multicolores sont commercialisées.
Derrière ces petits bonbons, se cache une drogue synthétique dont on ignore encore la composition, mais il est apparenté à l’ecstasy, vendue clandestinement. Au début, cette drogue recherchée pour son effet stimulant était commercialisée dans les soirées et les milieux festifs. Dans les boîtes de nuit, le comprimé était vendu à 10.000 F l’unité. Très demandée par les jeunes, aujourd’hui, cette drogue est vendue dans les coins et recoins de la capitale à vil prix. Il suffit juste de connaître un fournisseur pour s’en procurer.
Appelée souvent la «pilule de l'amour», l'ecstasy agit sur le système nerveux central et a tendance à désinhiber, rendre empathique et limiter la fatigue, c'est pourquoi elle est le plus souvent consommée lors des soirées. D'une consommation de 50 à 150 mg au début, la tolérance s'installe rapidement et les utilisateurs doivent augmenter les doses pour ressentir les mêmes effets, entraînant des risques pour la santé, à la fois psychiques, physiologiques et comportementaux.
 
Khadidjatou DIAKHATE
 
 
 
MOMAR NDAO, PRESIDENT DE L’ASSOCIATION DES CONSOMMATEURS DU SENEGAL
«Nous allons saisir les ministres de l’Intérieur et de la Santé»
 
«Effectivement, nous avons été informés de la commercialisation de cette drogue. Et nous sommes en train de voir comment l’administration pourra intervenir afin de protéger nos enfants. Ils n’ont pas encore cette maturité et ne sont pas conscients de ce qu’ils consomment. Donc c’est à nous de les protéger. Très rapidement, nous allons saisir les ministres de l’Intérieur et de la Santé qui doivent urgemment intervenir. Ensuite, si on apprend ou voit que la drogue est arrivée dans les écoles, là on saisira immédiatement le ministère du Commerce».
 
Khadidjatou DIAKHATE
 
 
 
DR. ABDOU KHADRE DIENG, PSYCHIATRE
«La consommation de l’ecstasy peut entraîner une arythmie cardiaque ou arrêt cardiaque»
 
 
«L'ecstasy est une drogue aux effets stimulants, qui agit sur le cerveau et a tendance à désinhiber, rendre exaltée et joyeux l'individu ainsi que le faire déborder d'énergie, c'est à dire ne pas sentir la fatigue. Comme toute drogue, les dangers de sa consommation sont nombreux tant psychique que physiologiques et comportementaux. Sur le plan physiologique, elle peut entraîner une élévation de la température corporelle pouvant occasionner une déshydratation, pouvant évoluer jusqu'à une insuffisance rénale, la mort par overdose, une arythmie cardiaque ou arrêt cardiaque. C'est une substance qui passe par le foie alors elle peut occasionner une hépatite.  Sur le plan psychique, elle peut occasionner des troubles du comportement : une dépression, la paranoïa, accès de panique aiguë, des idées suicidaires, des perturbations du sommeil, des troubles de la mémoire et de concentration».
 
Khadidjatou DIAKHATE
LES ECHOS


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