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Talibé sauvagement mordu par un pit-bull: les chiens tués par injection létale, leur propriétaire déféré



Talibé sauvagement mordu par un pit-bull: les chiens tués par injection létale, leur propriétaire déféré
L’affaire du Pitbull et le talibé Boubacar Baldé, 15 ans, à Pikine Icotaf, révélée par «La Tribune» a livré, hier, tous ses secrets. Le chien de race s’est détaché du piquet et a pris en chasse le jeune garçon. Il s’est ensuite déchaîné sur le pauvre marmot et l’a mordu à la jambe, puis à la joue. Le propriétaire des animaux a été déféré, les chiens de race ont tous été tués hier par injection létale. 
 
 
 
Le jeune talibé Boubacar Baldé, âgé de 15 ans, a été en réalité victime de deux graves morsures à la jambe et à la joue de la part du Pit-bull, qui était en furie lorsque l’adolescent a fait son apparition, dimanche dernier, vers 08h, dans la maison de son maître pour demander de l’aumône. Quand l’enfant est arrivé sur les lieux, rapporte le propriétaire du chien de race, S. Diouf, l’animal est devenu subitement très agité et aboyait sans cesse. Diouf se fait alors du mauvais sang, se précipite au dehors et se rend compte que le dangereux animal s’est détaché. Aussitôt après, il jette un coup d’œil dans la rue et aperçoit la bête dans une folle course-poursuite avec le jeune talibé. Il redoute le pire et se lance aux trousses du Pit-bull.
 
Le talibé demande de l’aumône, l’animal s’agite, se détache et se déchaîne sur le garçon, qui est dans un état grave
 
La bête rattrape le gamin, se jette sur lui et le mord sauvagement à la jambe et à la joue. Diouf arrive, maîtrise son chien et le ramène chez lui. Il le met en lieu sûr, retourne au chevet de la victime et alerte les sapeurs-pompiers. Un condisciple du talibé (dont leurs daaras sont proches) revient du marché central au poisson de Pikine, tombe sur un attroupement et vient vite aux nouvelles. Il arrive, voit la scène d’horreur et identifie son camarade de daara avec qui il a l’habitude d’aller faire la manche au marché en question. Le pauvre garçon était tout ensanglanté et se trouvait dans un piteux état. Son camarade informe le maître coranique, qui quitte en catastrophe son daara sis à Guédiawaye et se rend sur les lieux du drame. Les soldats du feu embarquent l’enfant mordu et le conduisent à l’institut Pasteur. Mais, du fait de la gravité des morsures, ils le transfèrent à l’hôpital Aristide Le Dantec, où l’adolescent est sous soins intensifs. Son état de santé est très délicat et préoccupant.
 
Il élève 2 Pit-bull, une femelle Rot et une femelle Berger-allemand pour freiner les vols de son bétail
 
Informés, les hommes du commissaire Adramé Sarr débarquent et mettent en garde à vue le propriétaire du chien de race. Qui reconnait les faits et déclare que l’animal était attaché à un piquet dans la cour de la maison, à proximité de l’enclos des moutons, aux fins de monter la garde et surtout veiller sur le bétail. Il justifie son geste par les cas de vol récurrents de ses moutons dans sa maison. «J’élève quatre chiens de race. Il s’agit de deux Pit-bull, une femelle Rot et une femelle Berger-allemand. Chaque chien possède un carnet sanitaire. Ils subissent régulièrement des séances de vaccination», a soutenu le mis en cause. Diouf élève les chiens de race sans aucune autorisation administrative. «Je ne dispose d’aucune autorisation administrative. Je pensais qu’il fallait juste avoir des carnets sanitaires des animaux. Je suis disposé à faire face à tous les frais médicaux du gosse. On a déjà déboursé 76.811 francs». Diouf a été déféré au parquet, hier, pour coups et blessures volontaires avec une incapacité temporaire de travail non déterminée.
 
Le tuteur du talibé ne porte pas plainte, la meute de chiens de race gardée en lieu sûr sur décision de l’autorité
 
Le maître coranique du talibé n’a pas daigné enclencher une action judiciaire contre le propriétaire des animaux. Il s’est en effet gardé de déposer une plainte contre celui-ci et a mis le drame sur le compte de la volonté divine. 
 
 
Les chiens tués par injection létale
 
Les autorités n’ont pas fait dans la dentelle. Elles ont purement et simplement ordonné la mise à mort des chiens de race du sieur S. Diouf. Hier, en présence du sous-préfet de Pikine Dagoudane et d’une délégation du ministère de l’Elevage, les quatre chiens ont été tués par injection létale par une équipe du service d’hygiène. Ce, après été gardés en lieu sûr sur décision de l’autorité administrative de la localité.        
 
Vieux Père NDIAYE


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