Cheikh Diallo, c’est son nom. Agé d’une cinquantaine d’années, il est à la fois le beau-frère Pape Diop de Bokk Gis-Gis et de Demba Diop, député-maire de Tivaouane. Il ne respire pourtant que pour Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qu’il n’a rencontré que par pur hasard. Dans cet entretien qu’il nous a accordé depuis les Etats-Unis où il se trouve, Cheikh Diallo, qui se réclame ‘’Diomayiste’’, revient sur comment il a connu l’actuel locataire du palais, sa rencontre avec Diomaye Faye, le sens de son combat….
Les Echos : Pouvez-vous décliner votre identité et dire aux Sénégalais qui vous êtes ?
Cheikh Diallo : Je suis Sénégalais mais je vis actuellement aux États-Unis plus exactement dans la ville de Kansas City (dans l’État de Missouri).
Pape Diop de Bokk Gis-Gis serait votre beau-frère. Est-ce la vérité ?
Oui, oui, Pape Diop est mon beau-frère, il s’est marié avec ma grande-sœur.
Pourquoi, au lieu de le soutenir, vous avez préféré Diomaye ?
J’ai soutenu la candidature de Diomaye pour le simple fait que j’étais contre l’injustice que le régime de Macky Sall exerçait sur le peuple sénégalais et je voulais du sang neuf dans notre scène politique.
Comment avez-vous connu Diomaye Faye ?
J’ai connu Diomaye par la prison… j’étais aux Usa lors de son arrestation devant la Directionn générale des Impôts et Domaines. J’ai pris un billet d’avion pour aller le voir en prison sans pour autant le connaître. Je me battais pour une cause noble, parce que j’estimais qu’il a été mis en prison injustement. D’ailleurs, il a été surpris et très hésitant à me parler, car il ne pouvait pas imaginer que quelqu’un puisse lui rendre visite en prison sans pour autant le connaître et venant d’un autre pays. Ma visite l’a beaucoup marqué et depuis lors, je venais le voir presque chaque mois ou 45 jours.
Je peux dire qu’il n’y a pas, à part sa famille, quelqu’un qui ait visité Diomaye en prison plus que moi, directement ou indirectement. J’ai acheté un billet d’avion le jour où il a été libéré pour venir battre campagne pour lui.
Il parait également que vous êtes de ceux qui l'assistaient quand il était en prison....
Je l’ai assisté moralement, parce que je me suis dit qu’il a été incarcéré injustement ; à chaque fois, il me disait de ne pas s’inquiéter de lui. Il m’a toujours reçu et il a toujours été respectueux. Priver quelqu’un de liberté injustement, je ne pouvais pas le digérer. Beaucoup des gardes pénitentiaires pensaient que j’étais un membre de sa famille.
Où en sont vos relations actuellement ?
En prison, il m’avait remis son numéro personnel, mais c’est normal que le numéro ne soit plus joignable. C’est une grande responsabilité d’être à la tête d’un pays. Diomaye, je l’ai soutenu sans pour autant le connaitre et je suis fier de l’appeler un frère.
Si l'occasion vous est donnée de le voir aujourd'hui, que lui diriez-vous ?
Mon seul conseil que je peux lui donner est de prendre en compte le besoin des Sénégalais et de ne jamais oublier là d’où il vient.
Comment trouvez-vous ses premiers jours de gouvernance ?
Tout début est difficile, certaines décisions seront appréciées, d’autres seront critiquées. Je prie qu’Allah le guide sur le droit chemin.
Enfin, pour la première fois, tu entends quelqu’un se réclamer être un Diomayiste… et c’est moi.











