Des avancées notoires dans le système judiciaire et son fonctionnement, c’est l’ambition du Président Bassirou Diomaye Faye. Le président de la République veut hisser la justice à la hauteur de la modernité tout en maintenant son indépendance. Bassirou Diomaye Faye promet ainsi de « prendre les mesures appropriées pour que le juge puisse rendre ses décisions dans des délais raisonnables, en toute indépendance et en toute impartialité ». Il l’a fait savoir hier, à l’occasion de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux 2026.
A l’occasion de la Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux qui s’est tenue hier et qui avait pour thème «Le juge face aux défis du numérique», Bassirou Diomaye Faye a pris une décision qui résout les soucis principaux des citoyens sénégalais : «conscient de la place et du rôle du juge dans la stabilisation et la sécurisation de la paix sociale, de l’économie, et de la préservation de nos institutions, je me suis résolument engagé en tant que président du Conseil supérieur de la magistrature et garant de l’indépendance de la justice, à prendre les mesures appropriées pour que le juge puisse rendre ses décisions dans des délais raisonnables, en toute indépendance et en toute impartialité», a-t-il promis. L’indépendance du juge et l’impartialité constituent des éléments fondamentaux pour asseoir un Etat de droit et contribuent également à donner une meilleure perception de la justice.
L’usage du numérique passe par des réformes de plusieurs textes
Selon le président de la République, le peuple est attentif et impatient et il est en train de jauger les juges, de douter et de les critiquer. Son engagement à prendre ses «mesures appropriées» est donc sans faille. Seulement, la réalisation nécessite des réformes et passe aussi par le numérique. «L’usage du numérique par le juge impliquera certainement une réforme de plusieurs de nos textes pour introduire l’assignation par voie électronique, la signature électronique, les citations par voie électronique, la dématérialisation intégrale de certaines procédures pour la consultation et la délivrance de certains actes juridictionnels, les interrogatoires et les confrontations à distance et le tribunal virtuel», indique le président du Csm. «Au demeurant, il s’agirait là de la concrétisation d’une recommandation des assises qui préconisait l’amorce et l’accélération de la transition numérique de la justice», rappelle le Président Diomaye Faye, avant de poursuivre : «l’ambition de l’État est de bâtir une justice numérique souveraine, sécurisée et inclusive, dans laquelle l’innovation technologique constitue un levier d’amélioration de l’accessibilité, de l’équité et de l’efficacité du système judiciaire». Le juge, selon lui, doit être placé au cœur de ces transformations.
Alassane DRAME













