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PRESENTATION DU LIVRE «LE PROCOLE DE L’ELYSEE» Thierno Alassane Sall évente un scandale de haut vol sur le dos du peuple à propos des contrats pétroliers et gaziers



L’ancien ministre de l’Énergie Thierno Alassane Sall s’est épanché de long en large sur le scandale des contrats pétroliers et gaziers dénoncé dans son livre «Le Protocole de l’Élysée» présenté ce week-end en conférence de presse. Et les visages qui ont fait perdre au Sénégal des centaines de milliards francs Cfa ne sont autres que MackySall, Aly Ngouille Ndiaye, Abdoulaye Wade, Karim Wade etc. Il est revenu sur la responsabilité de ces personnalités qui ont agi avec légèreté dans l’attribution des blocs de Saint-Louis Offshore Profond et Kayar Offshore profond. 
 
 
 
L’ancien ministre de l’Énergie de MackySall, devenu président du parti la République des valeurs (Rv), n’a pas fait dans la dentelle lors de la conférence de presse de présentation de son livre,«Le Protocole de l’Élysée». Une très longue présentation pour éclairer, dit-il, la lanterne des Sénégalais sur le scandale de la vente de nos ressources pétrolières et gazières des blocs de Saint-Louis Offshore profond et Kayar Offshore profond. Droit dans ses bottes et d’un ton ferme, Thierno Alassane Sall a qualifié cette transaction de crime des crimes qui restera pendant des siècles dans les annales de l’Histoire. «Dans l’Histoire du Sénégal aujourd’hui et pendant 200 ans, il n’y aura jamais une corruption aussi grave», renseigne l’ancien ministre de l’Énergie qui rappelle que le scandale s’est révélé au lendemain de la prise de fonction du Président MackySall, le 2 mai 2012 et dénoncé par la lettre-plainte de la société TullowOil qui courrait depuis trois ans derrière les permis de Saint-Louis Offshore profond et de Kayar Offshore profond après l’acquisition de Saint-Louis Offshore. La société Tullow accusait les malversations des anciens ministres, en l’occurrence Karim Wade et Samuel Sarr, d’être à l’origine du blocage des négociations depuis 2009. Ce qui a courroucé Thierno Alassane Sallqui constate, amer, que Samuel Sarr s’est retrouvé avec une centrale électrique de 300 MW avec West AfricaEnergy d’un coût de 220 milliards FCfa. «On reprend les mêmes depuis 30 ans et on recommence et on veut qu’on ait des résultats différents. Ce n’est pas possible», s’exclame-t-il.
 
 
Macky, Aly Ngouille, Karim et Abdoulaye Wade au cœur du scandale
 
Revenant sur la lettre de TullowOil au nouveau gouvernement du Sénégal, Thierno Alassane Sall rappelle qu’en février 2012, les négociations sur Saint-Louis Offshore profond et Kayar Offshore profond étaient en train d’être finalisées. «La lettre plainte de TullowOil du 2 mai 2012 est précise et renferme déjà les conclusions de l’Ige, à savoir qu’entre les deux tours de la présidentielle, les blocs de Saint-Louis Offshore profond et Kayar Offshore profond faisaient l’objet de négociations avec la société Tullow, donc les contrats y relatifs conférés à Petro-Tim, signés le 17 janvier, ont été antidatés sciemment. Et, cela s’est passé au niveau du ministère de l’Énergie», informe Thierno Alassane Sall, qui accuse dans la fouléeMackySall, Aly Ngouille Ndiaye, Karim Wade et Abdoulaye Wade d’être au cœur de l’affaire Timis. «Ils en sont les principaux responsables et ont fait perdre des milliers de milliards au Sénégal», révèle l’auteur du «Protocole de l’Élysée» qui précise en outre que Petro-Tim a signé les contrats le 17 janvier 2012, alors qu’elle a été créée deux jours plus tard, le 19 janvier.
 
 
 
 
 
 
Si Timis n’avait pas pris la place de TullowOil, on serait en train d’exploiter le gaz et de le vendre
 
Seulement, de l’avis des agents de Petrosen devant l’Ige, Petro-Tim n’avait ni les moyens techniques, ni les capacités financières de faire ce travail. Elle a acquis ces permis pour pouvoir les revendre et spéculer, rapportent les agents de Petrosen. «L’entréeen vigueur de Timis Corporation, c’est juste pour pouvoir vendre à Kosmos», indique l’ancien ministre de l’Énergie qui prend le contrepied des avocats de Timis, de certains ministres et députés qui rabâchent que sans Timis, le Sénégal n’aurait jamais trouvé du pétrole. «C’est totalement faux ! Le rapport de l’Ige dit que Petro-Tim est un spéculateur. S’y ajoute les découvertes de Saint-Louis Offshore profond et Kayar Offshore profond ont été réalisées en 2016 par Kosmos, Timis n’y a participé pour rien. Si Timis n’avait pas pris la place de TullowOil, ce qu’a fait Kosmos en 2016, Tullow l’aurait commencé dès 2012 et on aurait découvert le gaz en 2014 et on serait aujourd’hui en train d’exploiter le gaz et de le vendre. Au contraire, c’est Petro-Tim qui nous a fait perdre du temps», dénonce Thierno Alassane Sall.
 
 
Pas sûr de démissionner à minuit, j’arriverai ailleurs que chez moi 
 
Timis Corporation, après avoir cédé 60% de ses droits à Kosmos, a commencé à spéculer avec ses 30%. «British Petroleum (BP) et Kosmos lui ont fait une offre 0,4%, soit 100 millions de dollars cash et 0,4% de royalties, c’est-à-dire chaque jour sur la production de gaz de Saint-Louis Offshore profond et de Kayar Offshore profond, Timis va prendre 0,4% pour quelqu’un qui n’a rien apporté au Sénégal», relève Thierno Alassane Sall, qui indique que devant le refus de Timis, le chef de l’Etat et son Premier ministre d’alorsMahammedBoun Abdallah Dionne sont intervenus en faisant venir Exon et Gazprom. Et ce sont ces 30% illégalement acquis par Timis qui ont été à l’origine de sa démission à la tête du ministère de l’Énergie. «Tous ceux qui essaient de spéculer autour de ma démission veulent éviter de poser le vrai débat. Avant de démissionner, j’ai demandé à rencontrer le président de la République le lundi 24 avril 2017. Auparavant, je lui ai adressé une lettre sur griefs de Petro-Tim et Timis ; pour lui dire qu’on doit reprendre les 30%. Face à mon intransigeance et à l’incapacité qu’il avait de me convaincre, il fait venir le Pm et on est resté de 19 heures à minuit. J’avais ma lettre de démission. J’estime que ce n’était pas sûr de démissionner à minuit et de rentrer. Peut-être que j’arriverai ailleurs que chez moi, un voyage sans retour à Barsax», révèle l’ancien ministre qui dit avoir encore rencontré le chef de l’Etat le lendemain, mais pour rester ferme sur sa position.
 
 
Boun Dionne fait empocher à Timis 200 milliards Cfa avec ses 30% de parts illégaux
 
«Je ne suis pas un bouton, je ne signe pas n’importe quoi contre la République du Sénégal», avait-il dit. Même la première dame a été appelée à la rescousse et a convié Thierno Alassane Sall à un déjeuner qu’il a décliné. «J’ai refusé de signer le contrat entre Timis et BP et quand je suis parti, c’est Boun Dionne qui l’a signé avec 350 millions de dollars, c’est-à-dire 200 milliards francs Cfa payables cinq jours après la signature. De la même manière qu’il s’est opposé à la signature du contrat entre BP et Timis, Thierno Alassane Sall avait également bloqué le marché de 50.000 lampadaires attribué à Fonroche par l’Etat du Sénégal lorsqu’il était ministre de l’Énergie. «Ceux qui disaient que Thierno Alassane Sall ne disait pas non quand il était au pouvoir, ce sont ces gens qui ont écrit pour dire que je voulais bloquer le marché de lampadaires solaires quand Macron est venu au Sénégal. Ce marché, je l’avais bloqué», assume le président de la République des valeurs.
 
Un marché de 50.000 lampadaires attribué à Fonroche qui n’a jamais eu un marché de 2000 lampadaires
 
Revenant sur ce scandale, il révèle qu’il s’agissait d’un marché de 15.000 lampadaires solaires de l’Etat qui s’est substitué aux communes. A l’en croire, la manière dont l’Etat voulait passer le contrat n’était pas légale, car la loi sur les Ppp n’intègre pas le secteur de l’énergie. Cependant, il se désole de constater que l’Etat a contourné cette disposition pour invoquer l’article 81 du Code des marchés publics qui bénit l’entente directe, à condition que le marché soit au minimum de 50 milliards. C’est ainsi qu’on a fait passer, dit-il, les besoins de 15.000 lampadaires à 50.000 lampadaires pour pouvoir dépasser le seuil de 50 milliards prescrit par l’article 81 du Code des marchés. «Cela veut dire qu’il n’y a aucune étude sérieuse sur le besoin du nombre de lampadaires. On a juste besoin d’un marché pour enrichir quelques-uns. Ce qui fait que le lampadaire revient à 1,140 million francs Cfa. C’est le crime économique réalisé à cette occasion et c’est ce qu’on voit sur certaines rues de la Vdn où des lampadaires publics connectés au réseau électrique cohabitent avec les lampadaires solaires sur une distance d’un mètre. Autant de choses qui lui font dire que le Sénégal ne se relèvera jamais, si ce sont ces gens-là qui continuent à nous diriger et qui s’appellent MackySall et tous ceux qui sont avec lui dans le gouvernement et tous ceux qui ont accepté de le rejoindre en pleine connaissance de cause de ce qui se passe dans ce pays», assène TAS.
 
Moussa CISS
 
 
Mbaye Thiandoum


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