La phase de groupes de la Coupe d’Afrique des nations 2025, disputée au Maroc, a livré son verdict après trois journées intenses. Si les grandes nations du continent ont globalement confirmé leur statut, plusieurs équipes dites « outsiders » ont affiché de solides arguments, annonçant une phase à élimination directe particulièrement indécise.
Cette première phase a été marquée par la montée en puissance de l’Algérie et du Nigeria, seules équipes à boucler la phase de poules avec un sans-faute. Trois matches, trois victoires, neuf points : les deux géants ont affiché une maîtrise collective et une efficacité offensive qui les placent naturellement parmi les grands favoris au titre.
Le Sénégal, en quête d’un second titre, a lui aussi répondu présent. Invaincus et premiers de leur groupe, les Lions de la Teranga ont fait parler leur expérience et leur rigueur tactique. Sans briller de manière excessive, ils ont su gérer les moments clés, une qualité essentielle dans une compétition aussi exigeante.
Le Maroc, hôte ambitieux sous pression
Porté par son public, le Maroc a terminé en tête de son groupe avec sept points. Les Lions de l’Atlas ont alterné maîtrise et efficacité, notamment lors de leur large succès en dernière journée. Toutefois, le nul concédé face au Mali a révélé certaines fragilités dans la gestion des matchs fermés.
Favori naturel en tant que pays organisateur, le Maroc devra encore hausser son niveau dans les phases à élimination directe, où la pression et l’exigence tactique seront encore plus fortes.
Égypte et Côte d’Ivoire : la force de l’expérience
Fidèle à sa réputation, l’Égypte a assuré l’essentiel. Sans faire de bruit, les Pharaons ont validé leur qualification en s’appuyant sur leur discipline collective et leur vécu de la compétition.
La Côte d’Ivoire, quant à elle, a marqué les esprits par son mental. Capables de renverser des situations compromises, les Éléphants ont montré qu’ils possèdent ce supplément d’âme souvent décisif dans les grands tournois.
Des outsiders à prendre très au sérieux
Au-delà des favoris, cette Can met en lumière une génération d’outsiders particulièrement ambitieuse.
La RD Congo a impressionné par sa solidité et son organisation. Capable de tenir tête aux cadors et de gérer les temps faibles, la sélection congolaise avance avec des certitudes et pourrait créer la surprise.
La Tunisie, fidèle à son ADN, a montré une fois de plus qu’elle reste une équipe difficile à manœuvrer. Rigueur tactique, discipline défensive et réalisme : les Aigles de Carthage savent parfaitement comment exister dans les matchs couperets.
L’Afrique du Sud s’est également illustrée par son jeu porté vers l’avant et sa capacité à produire du spectacle. Les Bafana-Bafana apparaissent comme un outsider crédible, capable de faire tomber un favori sur un match.
Enfin, le Cameroun, malgré une phase de poules parfois irrégulière, demeure une valeur sûre du football africain. L’expérience, le mental et l’histoire des Lions Indomptables dans cette compétition en font un adversaire que personne ne souhaite croiser trop tôt.
Une phase finale ouverte et indécise
Contrairement aux idées reçues, cette phase de groupes n’a pas totalement figé la hiérarchie. Si Algérie, Nigeria, Sénégal et Maroc se détachent légèrement, la densité du niveau et la montée en puissance des outsiders comme la RDC, la Tunisie, l’Afrique du Sud et le Cameroun promettent une phase finale haletante.
Dans une Can où chaque détail compte, la gestion de la pression, l’efficacité devant le but et l’expérience des grands rendez-vous feront la différence.
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