Si les dépenses budgétaires ont été exécutées à hauteur de 5864,6 milliards à fin décembre 2025, correspondant à 93,9% des prévisions de la Lfr 2, les dépenses ordinaires ont été réalisées pour un montant de 4392,9 milliards, soit 100,6% des prévisions de la Lfr 2 et concernent, entre autres, les charges financières de la dette publique exécutées à hauteur de 1088,1 milliards à fin décembre 2025 dont 641,7 milliards représentant la dette extérieure et 446,4 milliards la dette intérieure. Les subventions accordées au secteur de l’énergie culminent à 412,6 milliards.
Selon toujours le Rapport trimestriel d’exécution budgétaire, les dépenses budgétaires ont été exécutées à hauteur de 5864,6 milliards à fin décembre 2025, correspondant à 93,9% des prévisions de la Lfr 2. Les dépenses ordinaires ont été réalisées pour un montant de 4392,9 milliards, soit 100,6% des prévisions de la Lfr 2. Elles concernent les charges financières de la dette publique comprenant les intérêts et commissions, exécutées à hauteur de 1088,1 milliards à fin décembre 2025, soit 102,9% d'exécution des prévisions de la Lfr 2. Elles sont réparties entre la dette extérieure (641,7 milliards, soit 59,0% du total) et la dette intérieure (446,4 milliards soit 41,0% du total. Les dépenses ordinaires concernent aussi les dépenses de personnel avec la masse salariale exécutée pour un montant de 1454,1 milliards durant l'année 2025, représentant 99,8% des crédits ouverts par la Lfr 2. Comparativement à la même période de l'année précédente, elle a augmenté de 43,6 milliards en valeur absolue, soit 3,0%. La masse salariale est répartie entre : la rémunération des salariés, arrêtée à 1423,0 milliards (97,9% du total) ; les dépenses de prestations sociales payées à hauteur de 31,1 milliards (2,1% du total). Elles sont constituées des dépenses de santé pour 19,1 milliards, des pensions d'invalidité pour 11,6 milliards et des prestations au titre du capital décès pour 0,4 milliard. L'effectif des agents de l'État concernés est de 191.507 agents à fin décembre 2025, dont 186.347 agents permanents, constitués de fonctionnaires et non-fonctionnaires, et 5160 contractuels. Le secteur de l'Éducation et de la Formation professionnelle totalise 817,5 milliards, soit 58,9% du montant total payé. Le ministères de l'Intérieur et de la Sécurité publique et celui des Forces armées suivent en cumulant une part de 22,2%. Les dépenses d'acquisition de biens et services se sont élevées à 394,7 milliards pour des crédits ouverts de 393,7 milliards, soit un taux d'exécution de 100,3%. Par rapport à fin décembre 2024, elles sont en baisse de 19,2 milliards (-4,6%), traduisant ainsi les efforts de rationalisation de ces dépenses de l'Etat.
412,6 milliards de subventions accordés au secteur de l’énergie…
Les dépenses de transferts courants ont été exécutées à hauteur de 1456,0 milliards à fin décembre 2025, pour des prévisions de 1459,1 milliards, soit un taux d'exécution de 99,8%. Comparativement à la même période de l'année 2024, elles ont enregistré une hausse de 21,7 milliards, soit 1,5% en variation relative. Les Affaires économiques concentrent 673,2 milliards, soit 46,2% du total des transferts courants. Ces dépenses comprennent principalement des subventions accordées au secteur de l'énergie pour 412,6 milliards au titre des subventions accordées par l'Etat (compensation tarifaire, pertes commerciales, etc.) ; à la Société nationale de gestion du patrimoine du Train Express régional pour 23,4 milliards ; à la Société nationale La Poste 20,6 milliards ; à la compagnie Air Sénégal pour 19,5 milliards ; Aibd SA pour 14,2 milliards ; 12,5 milliards à l’Artp ; 10 milliards à Dakar Dem Dikk ; 4 milliards aux cotonculteurs ; 1,1 milliard à la Sapco. Les transferts courants en faveur du secteur de l'Enseignement sont orientés principalement vers la prise en charge des bourses et allocations scolaires des étudiants d’un montant de 103,8 milliards ; 77,2 milliards aux centres des œuvres universitaires ; 4,3 milliards aux Isep ; 102 aux universités ; 3,6 milliards aux écoles d'ingénieurs, etc. En plus des transferts aux hôpitaux publics pour 24,1 milliards ; 24,2 milliards au profit de l'Agence sénégalaise de la Couverture sanitaire universelle. Å fin décembre 2025, les transferts exécutés au profit des services non personnalisés de l'État se sont établis à 113,9 milliards, soit un taux d'exécution de 99,9% des crédits ouverts, arrêtés à 114,0 milliards.
Les investissements publics réalisés à hauteur 1471,8 milliards soit un taux d’exécution de 78%
Les dépenses en capital (investissements publics) ont été réalisées à hauteur de 1471,8 milliards à fin décembre 2025, soit un niveau d'exécution de 78,4% par rapport aux prévisions de la Lfr 2. Elles sont composées des dépenses d'investissement sur ressources internes (559,1 milliards) et des dépenses d'investissement sur prêts projets et dons en capital (912,7 milliards). Les dépenses d'investissement directement exécutées par l'État sont celles réalisées par l'entremise des services des ministères et des institutions constitutionnelles. Les investissements exécutés par l'État se sont chiffrés à 98,6 milliards, soit 66,9% des prévisions de la Lfr 2, contre 66,6% un an plus tôt. Pour l'essentiel, les investissements exécutés par l'Etat concernent l'«Enseignement » pour un montant de 23,7 milliards (24,0%), l'Ordre et sécurité publics » pour 22,6 milliards (22,9%), et la « Défense » pour 15,9 milliards (16,1%).
Electrification de 2000 villages 7,7 milliards, projet d’assainissement et d’eau potable pour Touba 7,5 et 1,8 milliards
Les transferts en capital ont atteint 460,5 milliards, soit 99,8% des crédits ouverts, contre 93,2% à la même période de l'année précédente. Les transferts en capital sont tirés principalement par les «affaires économiques», à hauteur de 264,6 milliards, soit 57,5% du montant total des dépenses. Ils sont portés par le programme «Augmentation de la productivité et de la valorisation des produits agricoles » pour 111,0 milliards; la dotation «Charges non réparties» au profit de Sogepa pour 38,9 milliards ; le programmes «Développement, gestion et entretien des infrastructures routières : 23,9 milliards dont 12 milliards au titre de l'entretien routier; le programme «Développement communautaire et équité territoriale», avec le Projet d'électrification de 2000 villages pour 7,7 milliards ; le Promovilles pour 3,3 milliards; le Pudc pour 4,5 milliards; le programme «Protection de l'environnement», qui a mobilisé 63,1 milliards, soit 13,7% du montant total des transferts en capital, avec notamment le financement du développement territorial porté principalement par le Fonds d'Équipement des Collectivités territoriales (Fect), qui a mobilisé 42,7 milliards ; le Fonsis, dans le cadre du développement du secteur privé pour 7,4 milliards ; le Projet d'assainissement de Touba : 7,5 milliards ; le Projet d'alimentation en eau potable de Touba : 1,8 milliard ; et la réhabilitation et le renforcement des ouvrages d'assainissement : 2,7 milliards. Dans le cadre de la lutte contre les inondations, un montant de 8,2 milliards a été exécuté.
Les ressources extérieures principalement orientées vers le secteur quaternaire pour 440,6 milliards
S'agissant des dépenses d'investissement financées sur prêts et dons projets, le Sénégal bénéficie de ressources extérieures sous forme de dons en capital et de prêts pour financer des projets de développement dans divers secteurs d'activité. Ainsi, les investissements réalisés par l'administration centrale pour le compte de l'Etat et qui impacte le déficit budgétaire se sont établis à 912,7 milliards; les investissements globaux financés sur prêts projets et dons qui intègrent les rétrocessions se sont établis à 976,0 milliards en 2025. Ils sont financés par des prêts-projets pour un montant de 896,6 milliards, y compris les rétrocessions, et de dons en capital pour 79,4 milliards. Les ressources extérieures sont principalement orientées vers le secteur quaternaire qui a mobilisé 440,6 milliards, soit 45,1% du total de ces financements. Ces fonds ont permis pour l'essentiel la poursuite des travaux dans les sous-secteurs de l'Hydraulique urbaine et l'Assainissement (126,9 milliards), du Développement social (74,9 milliards) et de l'Habitat et de l'Urbanisme (48,8 milliards). Le secteur tertiaire vient en deuxième position avec une mobilisation de 315,6 milliards, soit 32,3%. Les secteurs primaire et secondaire concentrent respectivement 110,6 milliards (11,3%) et 109,2 milliards (11,2%). Ces ressources ont été absorbées essentiellement par les sous-secteurs de l'Agriculture (104,2 milliards) et de l'Energie (101,0 milliards).
M. CISS












