À quatre jours du coup d'envoi du tournoi U17 de l'Ufoa-A prévu du 7 au 20 septembre 2026 au Sénégal, la Fédération sénégalaise de football traverse une tempête organisationnelle majeure. En jeu pour le tenant du titre sénégalais et sept autres nations ouest-africaines réparties en deux poules de feu : un billet qualificatif pour la prochaine Can de la catégorie. Mais alors que le calendrier prévoit plus de vingt rencontres à haut risque d'usure sur les pelouses, l'instance fédérale se retrouve sans la moindre enceinte disponible pour abriter l'événement, menaçant de transformer la fête du football continental en un fiasco logistique embarrassant pour le pays hôte.
À quatre jours seulement du coup d'envoi du tournoi zonal U17 de l'Ufoa-A, la Fédération sénégalaise de football se retrouve piégée dans une crise logistique sans précédent. Alors que Dakar doit accueillir du 7 au 20 septembre 2026 huit nations de la sous-région en quête d'un billet pour la prochaine Can de la catégorie, l'instance dirigeante nationale du ballon rond cherche désespérément un terrain de jeu pour abriter la compétition. Le tenant du titre sénégalais, logé dans la poule A aux côtés de la Mauritanie, de la Gambie et de la Sierra Leone, s'apprête à mettre en jeu sa couronne dans un flou total, pendant que le groupe B réunissant le Mali, le Liberia, la Guinée et la Guinée-Bissau attend de connaître le théâtre de ses empoignades.
Le véto catégorique du Cnoss
Dos au mur, la fédération a tenté un coup de poker de dernière minute en sollicitant le Comité national olympique et sportif sénégalais pour débloquer la situation. Les dirigeants du football visaient deux enceintes majeures de la capitale pour répartir la vingtaine de rencontres au programme : le stade Iba Mar Diop et le complexe Abdoulaye-Wade de Diamniadio. La réponse des services du président Diagna Ndiaye s'est révélée implacable. Les instances olympiques ont opposé un refus catégorique à la mise à disposition de ces infrastructures réservées en priorité pour l'échéance historique des Jeux Olympiques de la Jeunesse. D'un côté, la rénovation du stade Iba Mar Diop n'a pas encore fait l'objet d'une livraison officielle, interdisant tout usage prématuré. De l'autre, le joyau de Diamniadio se trouve déjà engagé par le Cnoss dans le cadre de contrats de location exclusifs couvrant les deux prochains mois.
Le sanctuaire des Aînés verrouillé
L'alternative naturelle menant au stade Léopold-Sédar-Senghor s'est elle aussi heurtée à une fin de non-recevoir interne dictée par la prudence stratégique. L'équipe nationale senior prépare en effet son regroupement à Dakar dès le 21 septembre 2026, au lendemain de la finale théorique du tournoi des cadets, en vue du choc capital face au Mozambique prévu le 23 septembre. Face à la lourdeur d'un calendrier imposant plus de vingt matchs en deux semaines, la fédération refuse catégoriquement de risquer la détérioration d'un billard destiné aux Lions de la Téranga. Entre impératifs Olympiques, protection de la pelouse des Lions A et compte à rebours infernal pour la jeunesse ouest-africaine, le football sénégalais s'enferme dans un casse-tête infrastructurel qui menace d'entacher l'image d'un pays hôte d'ordinaire irréprochable.
Des terrains de préparation prêts mais des stades de match introuvables
L'ironie de cette crise réside dans le contraste saisissant entre la préparation logistique des équipes et la vacance totale des aires de compétition officielle. Si la fédération a réussi à verrouiller les sites d'entraînement pour les huit délégations en retenant les stades de Ngor, de Yoff, Djagaly Bagayoko ainsi que le terrain du camp Leclerc, le mystère reste entier concernant le théâtre des rencontres officielles. Les jeunes talents africains savent désormais où ils effectueront leurs réglages tactiques à l'abri des regards, mais reprennent leurs séances dans une incertitude déconcertante quant aux stades qui abriteront les matchs à enjeu dès ce 7 septembre.
Le silence radio assourdissant des dirigeants fédéraux
Face à ce désordre complexe organisationnel et au flou grandissant qui entoure l'événement, les décideurs de la Fsf préfèrent manifestement jouer la carte de la mutité. Soucieuse d'apporter des éclaircissements à l'opinion publique et aux observateurs sportifs, la rédaction du journal « Les Échos » a tenté à plusieurs reprises de joindre le secrétaire général de la Fsf, Abdoulaye Sow, ainsi que le président de la commission de communication de l'instance Bacary Cissé. Une démarche restée complètement vaine : les deux responsables sont demeurés désespérément inaccessibles, ne répondant ni aux appels répétés ni aux messages transmis par nos services. Ce mutisme fédéral face aux sollicitations de la presse ne fait que renforcer l'urgence de la situation et laisse planer un doute lourd sur la capacité du Sénégal à sauver son tournoi à quatre jours du premier coup de sifflet.
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