C’est sous la bannière de Arc (Alternative pour la relève citoyenne) que la candidate Anta Babacar compte aller à la quête des suffrages sénégalais, en se reposant sur la jeunesse comme fer de lance pour incarner la relève. Elle a ainsi décidé de faire renaître l’espoir perdu devant l’échec des pouvoirs publics en vue de marquer les vraies ruptures et d’apporter des solutions aux problèmes de ses compatriotes.
L’esplanade du Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose a refusé du monde, ce samedi, à l’occasion du lancement du mouvement Alternative pour la relève citoyenne (Arc) de Anta Babacar Ngom Diack. Une occasion pour la Directrice générale de la Sedima de réitérer son engagement à briguer les suffrages de ses concitoyens à la présidentielle du 25 février 2024. «C’est parce que je veux faire renaître l’espoir que je me présente à l’élection présidentielle du Sénégal», dit-elle d’emblée sous les ovations du public. «C’est avec humilité que je me présente devant vous pour vous parler d’espoir, de changement et de l’avenir radieux que nous pourrons construire ensemble pour notre cher pays, le Sénégal. Vous représentez la force, la diversité et la richesse de notre nation. Nous sommes devant un tournant décisif de notre histoire et ce n’est qu’en prenant nos responsabilités, en nous armant de courage que nous parviendrons à choisir la voie qui déterminera notre avenir et celui de nos enfants», poursuit Anta Babacar.
Anta charge pouvoirs publics et opposition et invite à tourner cette page
Nous sommes confrontés, dit-elle, depuis quelque temps, à des défis majeurs qui ébranlent notre cohésion sociale, notre économie et notre confiance envers les symboles de l’Etat. «Des tensions et des divisions menacent notre vivre-ensemble et de nombreuses personnes ont perdu foi en un avenir meilleur. Si les moments douloureux que nous avons traversés mettent en relief les problèmes du Sénégal, ils n’ont révélé aucune solution définitive pour notre avenir. La preuve : Que s’est-il passé depuis 2021 ? Rien, rien…», entonne et enchaîne la candidate sous la bannière Arc. Pour elle, il est temps de marquer de vraies ruptures et de proposer de réelles solutions. «Le temps de la relève est arrivé. Le temps des citoyens est arrivé», fait remarquer celle qui croit fermement en un pays où chaque femme, chaque homme et chaque enfant a une chance équitable de réussir et de s’épanouir.
Temps de la relève : la jeunesse comme fer de lance
Dans cette dynamique d’inverser la tendance, la candidate de Arc ne s’est pas encombrée de fioritures pour décliner les idées fortes de son programme. Aussi, a-t-elle décidé d’investir sur la jeunesse. «Mes frères et sœurs sont dans les rues parce qu’ils n’y croient plus ; ils sont prêts à mourir en mer parce qu’ils n’ont plus d’espoir. On les a abandonnés», dit-elle. D’où son engagement dans l’éducation et la formation professionnelle pour élever une nouvelle génération de leaders en vue de relever les défis. Il s’agit de rendre l’école obligatoire dès l’âge de six ans avec l’enseignement de l’anglais pour tous ; de la mise en place d’un service civique de 24 mois pour 300.000 jeunes par an, confié à l’armée nationale qui proposera une formation professionnelle de 12 mois pour aider nos jeunes à l’insertion ; de créer un ministère des Affaires religieuses qui travaillera sur l’encadrement de l’enseignement religieux et l’éradication totale de la mendicité dans nos rues. S’agissant de la santé, elle se propose d’accompagner ceux qui n’ont pas les moyens de se soigner, de moderniser et de démultiplier nos infrastructures de santé, en plus de revoir les conditions des aides-soignants, des infirmiers et des médecins. « Leur santé financière est gage de la santé pour tous. La santé ne doit pas être un luxe, c’est un droit », relève Anta Babacar qui a également décidé de se battre pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, renforcer le patriotisme économique et créer des centaines et des centaines de champions nationaux dans tous les domaines d’activités. Elle a en outre promis de renforcer la souveraineté dans nos matières premières et de faire de nos hydrocarbures une priorité pour préparer notre avenir.
M. CISS










