À l’approche du duel face aux Lions de la Teranga, Johnathan McKinstry affiche une Gambie déterminée, entre cohésion retrouvée, exigence de performance et volonté de se jauger face à la référence continentale dans un test aussi relevé que structurant.
À quelques jours du choc entre la Gambie et le Sénégal au stade Abdoulaye Wade, Johnathan McKinstry affiche un groupe uni, ambitieux et prêt à se mesurer aux champions d’Afrique dans un test grandeur nature.
Retrouvailles pleines d’énergie et de sérieux
Après plusieurs semaines sans rassemblement, le sélectionneur des Scorpions savoure ces retrouvailles avec son groupe : « vraiment bien. Même avant la séance, c'était génial de retrouver les gars. Il y a toujours une excellente atmosphère dans le groupe. On dit souvent que toutes les équipes de foot sont comme une famille, mais ici, c’est réellement le cas. Vous pouvez l’entendre derrière moi, malgré la séance difficile qu'ils viennent de terminer. Il y a de l'énergie, de la camaraderie, des blagues, des rires... mais tout cela s'accompagne d'un grand sérieux. C’est donc un vrai plaisir d’être à nouveau réunis. La période de novembre à mars est la plus longue pause, donc tout le monde est de très bonne humeur. »
Remettre les Scorpions en « mode équipe nationale »
Le technicien insiste sur la nécessité de réharmoniser un groupe issu de contextes très variés en club : « oui. L'objectif de cette première séance était de les remettre en "mode Scorpion", comme nous l'appelons. Après quatre mois, ces 23 joueurs viennent de 23 clubs différents, avec 23 entraîneurs et styles de jeu différents. Certains jouent de manière défensive, d'autres font du tiki-taka... nous devions donc les ramener à la manière de jouer des Scorpions. Nous avons fait un peu de vidéo avant la séance, et je suis extrêmement satisfait de ce premier entraînement. »
Un test grandeur nature face au champion d’Afrique
Conscient de l’ampleur du défi, McKinstry voit ce match comme un révélateur du niveau de son équipe : « l'attente est de prendre ce que nous avons fait à l'entraînement et de le multiplier. Cela se fera naturellement devant ce qu'on espère être une foule de 50.000 personnes, dont beaucoup de Gambiens. Cela comptera beaucoup pour les joueurs. Au cours des 20 derniers mois, lors de nos plus gros tests contre la Tunisie, la Côte d'Ivoire ou le Gabon, nous avons produit nos meilleures performances. Il y a seulement un an, nous avions affronté la Côte d'Ivoire chez elle et nous étions passés tout près d'un grand résultat. C'est un nouveau test pour nous : pouvons-nous réitérer une performance de haut vol contre une équipe comme le Sénégal, qui n'est pas seulement championne d'Afrique, mais qui, selon moi, ira très loin en Coupe du monde ? C'est un défi de taille, mais nous avons de grandes personnalités dans l'équipe, donc nous attendons ce match avec impatience. »
Une étape clé vers la Can 2027
Au-delà du simple amical, le sélectionneur inscrit cette rencontre dans une dynamique de progression et d’exigence : « je pense que ces dernières années ont été marquées par une évolution. En 2024, on apprenait à se connaître avec un nouvel état d'esprit. En 2025, on a changé de formation, intégré beaucoup de nouveaux joueurs — environ 27 débutent en sélection — pour créer une nouvelle stratégie. Mais cette année est celle de la performance. C'est non-négociable : nous devons retourner à la Can. Pas seulement parce qu'on y est déjà allé, mais parce que la qualité de cette équipe l'exige. Nous nous mettons la pression. Il faut jouer des matchs sous pression pour être prêts à se qualifier. C'est un grand match, un grand test. On sait que le Sénégal sera survolté car ils paradent avec leur trophée, mais pour nous, c'est une étape cruciale de notre voyage. »











