Après les malaises survenus lors d’un match et ayant touché Krépin Diatta, Ousseynou Niang et Pape Matar Sarr, Ismaël Jacobs est sorti du silence. Le défenseur sénégalais a livré un témoignage préoccupant, évoquant une situation inquiétante et laissant planer l’hypothèse d’une intoxication inhabituelle.
Le malaise reste profond dans le camp sénégalais. Plusieurs jours après l’épisode ayant vu trois joueurs des Lions s’effondrer à différents moments de la rencontre, Ismaël Jacobs s’est encore exprimé publiquement. Sans accuser qui que ce soit, le joueur a tenu à relater les faits tels qu’il les a vécus, soulignant le caractère inhabituel et troublant de la situation.
Les graves révélations du latéral des lions
Dans des propos sans détour, Ismaël Jacobs a expliqué : «Je ne peux pas dire avec certitude ce qui s’est exactement passé, parce que nous ne le savons pas vraiment nous-mêmes, mais ma supposition personnelle est que trois de nos joueurs ont été empoisonnés. Et ce n’était pas une simple intoxication alimentaire normale, du genre à vomir ou je ne sais quoi.»
Le défenseur insiste surtout sur la gravité des symptômes observés. «Trois joueurs se sont réellement effondrés. Il y avait d’ailleurs un joueur (Ousseynou Niang) que nous avons dû porter hors du terrain pendant l’échauffement», a-t-il confié, rappelant les scènes de tension qui ont précédé le coup d’envoi.
Selon Ismaël Jacobs, le premier signal d’alerte est intervenu très tôt. «C’était vraiment très inquiétant, surtout parce que le premier joueur, Krépin Diatta, était déjà dans le vestiaire avant même l’échauffement», a-t-il précisé, mettant en évidence le caractère progressif et étalé dans le temps des incidents.
La situation s’est ensuite aggravée avec d’autres cas. «Ensuite, le deuxième joueur, Ousseynou Niang, a été touché pendant l’échauffement, puis Pape Matar Sarr, à qui cela est arrivé à la mi-temps», a poursuivi le joueur, décrivant une succession d’événements difficilement explicable.
Tout en restant mesuré, Ismaël Jacobs a conclu sur une note lourde de sens : «je ne veux accuser personne, mais ce n’était clairement pas une coïncidence.» Des propos forts, qui relancent les interrogations autour des conditions dans lesquelles ces malaises sont survenus.
En attendant d’éventuelles conclusions médicales ou officielles, cette affaire continue d’alimenter les débats et de susciter l’inquiétude chez les supporters comme au sein du football africain.













