La graine dorée, l’appelait-on, lorsqu’elle faisait les beaux jours de l’économie de traite au Sunugaal, mais aussi la richesse des populations rurales. L’arachide alimentait les huileries à Ndakaaru, Rufisque, Njaareem, Louga ou Zig, qui rendaient notre ceebu-jën bien gras. Aujourd’hui, les paysans continuent à s’échiner dans les champs, mais n’arrivent plus à vivre de leur labeur. Le démantèlement de l’industrie a dévalorisé cette spéculation que l’on continue paradoxalement à privilégier. Et des essaims d’intermédiaires se présentent chaque année pour sucer le sang et la sueur de ces braves paysans, obligés de brader leurs récoltes pour survivre, faute d’une campagne de commercialisation bien organisée. Que la Sonacos s’engage à acheter une grande quantité de la forte production de cette année, voilà une bouffée d’oxygène qui coupe l’herbe sous les pieds de ces sangsues qui commençaient à distribuer des bons impayés. Espérons simplement que la promesse de Koromack dans ce sens soit mise en œuvre sans attendre. Et au-delà de l’arachide, concrétiser le projet de ne plus investir dans la distribution de semences, mais creuser des forages pour des cultures pérennes.
Waa Ji










