Les ressources globales, provisoirement estimées à 3253,5 milliards, ont enregistré une hausse de 7,5%, en glissement annuel, portée, notamment, par la progression des recettes fiscales. Quant aux dépenses publiques, elles ont baissé de 11,3% pour se situer à 4312,6 milliards.
Au terme des neuf premiers mois de l'année 2025, la gestion budgétaire a été marquée par une nette amélioration de la mobilisation des ressources, conjuguée à une contraction des dépenses. Les ressources globales estimées à 3253,5 milliards se composent de 2999,8 milliards de recettes fiscales, de 202,3 milliards de recettes non fiscales et de 51,5 milliards de dons. Les recettes fiscales ont progressé de 218 milliards (+7,8%) par rapport à septembre 2024, sous l'effet de la hausse des recouvrements de l'impôt sur les sociétés, de l'impôt sur les revenus, la Tva à l'importation, et la Tva intérieure qui ont évolué respectivement de 63,2 milliards (+11,8%), 54,4 milliards (+11,5%), 39,7 milliards (+8,0%) et 18,9 milliards (+5,6%) pour atteindre des montants de 597,7 milliards, 527,9 milliards, 533,9 milliards et 357,9 milliards. En revanche, les revenus du domaine, les droits d'enregistrement, le Cosec et les droits de douane pétrole se sont repliés respectivement de 17,3 milliards, 7,3 milliards, 6,6 milliards et 4,9 milliards à fin septembre 2025.
Les dépenses en baisse de -571,4 milliards à fin septembre
S'agissant des dépenses publiques, elles se sont établies à 4312,6 milliards à fin septembre 2025, contre un montant de 4883,9 milliards un an auparavant, soit une baisse de 11,7% (-571,4 milliards). Ce recul des dépenses s'explique, principalement, par la baisse des dépenses d'investissements et des transferts courants et subventions qui se sont contractés, respectivement, de 37,2% (-637,7 milliards) et de 5,3% (-65,4 milliards), pour atteindre 1076,6 milliards et 1178,3 milliards à fin septembre 2025. En revanche, les charges d'intérêt sur la dette et les utilisations de biens et services ont augmenté, respectivement, de 20,0% (+117,8 milliards) et 5,4% (+13,3 milliards) par rapport à septembre 2024, pour s'établir à 705,7 milliards et 260,0 milliards.
M. CISS












