À la veille du départ des Lions pour Seattle, où le Sénégal affrontera la Belgique en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, El Hadji Ousseynou Diouf a livré un message de confiance et de mobilisation. Entre éloges à l’unité du groupe, nouvelles rassurantes sur Édouard Mendy, importance du mental dans les matchs couperets et fierté du parcours des sélections africaines, l’ancien international sénégalais appelle les Lions à poursuivre leur aventure avec la même détermination et le même état d’esprit.
Présent à la séance d’entraînement des Lions ce dimanche à Rutgers University, El Hadji Ousseynou Diouf s’est longuement exprimé sur la qualification du Sénégal en seizièmes de finale, l’état d’esprit du groupe, la situation d’Édouard Mendy, le déplacement vers Seattle et les performances des sélections africaines dans ce Mondial 2026. L’ancien international sénégalais a insisté sur l’unité, le mental et la détermination comme clés de la réussite pour la suite de la compétition.
Sur la qualification du Sénégal et l’état d’esprit du groupe
« Vous voyez que le groupe vit très bien. Je crois que le Sénégal n’a jamais été aussi fort que quand on est ensemble. Quand on est ensemble et quand on est en face de notre objectif, quand on fait l’union sacrée derrière tous les Sénégalais. Ces petits voulaient cette qualification, le pays en avait besoin, les amoureux du football en avaient besoin. On se devait aussi de montrer qu’on pouvait le faire et on l’a fait.
Je crois qu’il faut remercier la presse, remercier les Sénégalais et tous les amoureux du football. Je reçois des messages de partout pour encourager ces petits. Il faut les encourager, les féliciter. Maintenant, le plus dur reste à faire. On a fini une compétition et on rentre dans une autre compétition. En espérant gagner les matchs, mais surtout les prendre un par un en respectant l’adversaire. »
Sur la situation d’Édouard Mendy
Diouf a tenu à rassurer concernant le gardien sénégalais. « Non, Édouard est rentré... enfin, quand on dit qu’il est rentré, cela veut dire pour toujours. Édouard est en train de se préparer pour pouvoir revenir. Vous savez tous qu’il a été out. Aujourd’hui, il travaille pour revenir très fort.
On sait qu’on a besoin de tout le monde. Édouard, c’est un des cadres, un des leaders, quelqu’un qui nous a toujours donné satisfaction. Ne serait-ce que sa présence dans la tanière, c’est déjà une très bonne chose pour le groupe. »
Sur les matchs à élimination directe et le défi belge
L’ancien Ballon d’Or africain estime que les Lions abordent désormais une nouvelle compétition. « C’est simple. Maintenant, on rentre dans la compétition où tu perds et tu rentres à la maison. Le Sénégal a l’habitude de jouer ce genre de tournois. On l’a vu en Coupe d’Afrique, on sait à quel point c’est difficile.
Aujourd’hui, on tombe contre une très bonne équipe de Belgique. On sait qu’il y a des individualités extraordinaires dans cette équipe. Mais nous sommes le Sénégal. Nous sommes champions d’Afrique. Nous avons aussi des joueurs de classe mondiale. Je crois que cela donnera une très belle rencontre de football. »
Le mental avant la logistique pour le voyage vers Seattle
Alors que les Lions doivent rallier Seattle après un long déplacement, Diouf ne veut accorder aucune importance aux contraintes du voyage.
« Aujourd’hui, les matches de haut niveau, surtout quand on joue tous les trois jours, se gagnent beaucoup par la mentalité. Il faut laisser de côté tout ce qui est logistique, tout ce qui est temps de voyage, tout ce qui est autour du football.
Ces joueurs sont des professionnels. Ils savent comment aborder ce genre de rendez-vous. Ils sont prêts à mettre de côté tout ce qui est hors football pour se concentrer uniquement sur ce match à élimination directe. »
L’ancien international a également résumé sa pensée en wolof. « Comme j’aime le dire, il y a des matchs qui se jouent avec le fulë, le fayda, le jom et le xel. Il faut mettre de côté les questions de temps, les trois heures de décalage horaire ou la longueur du voyage. Ce qui compte, c’est de passer, de bien jouer, de tout donner et de ne pas avoir de regrets après le match. »
Le travail du staff pour préparer le déplacement
Diouf a salué le travail effectué en coulisses par le staff technique et médical. « Ils sont en train de voir tout cela. Nous avons nos kinés, nous avons notre staff. C’est leur travail. Il y a des personnes chargées de surveiller les joueurs, de déterminer le meilleur moment pour partir et de gérer tous ces détails.
Mais encore une fois, le plus important reste la préparation mentale. Parce que maintenant, celui qui perd rentre chez lui. Il n’y a plus de calcul à faire. Il faut montrer de la détermination, de la rigueur, du caractère, du fulë, du fayda, du jom.
Sur ce point, je ne me fais aucun souci. Ces six heures de vol, ces décalages horaires, les joueurs ont l’habitude. Ils jouent en Afrique, repartent en Europe, en Asie et enchaînent les compétitions. Ils sont payés pour cela et ils sont capables de le faire. »
Les équipes africaines
Enfin, El Hadji Ousseynou Diouf a tenu à rendre hommage à l’ensemble des sélections africaines engagées dans cette Coupe du monde.
« Franchement, je suis fier d’être Africain. Je peux même dire que c’est aujourd’hui que je suis le plus fier d’être Africain. Je tire une mention spéciale à toutes les équipes africaines. Elles ont montré du caractère, de la dignité, du fulë, du fayda et du jom.
À ceux qui disaient que la Coupe d’Afrique n’était pas un tournoi de haut niveau, les équipes africaines ont répondu sur le terrain. Quand on voit le nombre d’équipes africaines qualifiées, cela montre que le football africain avance.
Il y a même eu des critiques venant d’un joueur allemand. Mais quand les choses marchent, certains cherchent toujours à nous déstabiliser. À nous de rester concentrés.
Ce qu’ils voulaient, c’était voir les Africains faire de la figuration. Mais les Africains sont venus montrer leur valeur, leur dignité et leur rigueur. Quand on voit la Côte d’Ivoire faire douter l’Allemagne ou les performances du Sénégal face à la France malgré le manque de réussite, on ne peut qu’être fier.
Franchement, je suis très fier de la manière dont les équipes africaines se sont comportées dans cette Coupe du monde. »













