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DES PROMOTEURS DANS LE DUR, RARETE DES COMBATS ET LA PEUR D’ORGANISER A L’ARENE NATIONALE : L’ombre d’une saison difficile plane



DES PROMOTEURS DANS LE DUR, RARETE DES COMBATS ET LA PEUR D’ORGANISER A L’ARENE NATIONALE : L’ombre d’une saison difficile plane
Lancée officiellement le 15 octobre dernier, la nouvelle saison de lutte 2019-2020 ne sourit pas encore aux lutteurs (ténors et espoirs). Seul Pape Abdou Fall a réussi à décrocher un combat en l’occurrence Papa Sow-Siteu. Cela fait peur et l’ombre d’une saison difficile plane.

D’habitude, c’est à cette période de l’année que s’annonce la prochaine saison de lutte avec frappe. Une période de la saison qui commence à perdre ce qui la rendait charnière et impatiemment attendue des mordus du sport de chez nous. Comme depuis des années, rien ne bouge jusque-là et ça fait peur. Car jusque-là, un seul combat est ficelé malgré quelques duels démarchés. Les promoteurs sont dans l’expectative. Prompts à les décrocher jadis, les bailleurs de l’arène ne se bousculent plus au portillon du Cng pour offrir aux amateurs de grosses affiches.

Les grosses affiches ne font plus courir les promoteurs

Pire, avec le retrait des gros bonnets de l’arène, il ne reste que Luc Nicolaï qui fait de la résistance et pourrait sauver la face. Mais le promoteur de la Petite Côte peine à officialiser un duel. Et la fermeture prochaine du stade Iba Mar Diop risque de sonner le glas de cette saison. Avec les frais de location très coûteux de l’arène nationale à hauteur de 1 million (500.000 pour le stade et 500.000 pour la sécurité), la saison risque d’être trop courte. Pourtant, les promoteurs se rassurent comme ils peuvent, mais l’ombre d’une saison difficile, avec la pénurie de sponsors, plane. C’est une certitude. Si les promoteurs ne se signalent pas encore, c’est parce qu’ils attendent toujours les sponsors sans l’appui desquels ils n’osent s’attaquer aux gros cachets réclamés par les lutteurs. Luc Nicolaï a récemment sondé Modou Lo et Ama Baldé pour un duel royal, mais les exigences financières des deux camps l’ont refroidi. Pourtant, le Roc des Parcelles Assainies qui avait au préalable snobé le fils de Falaye Baldé a dû revoir ses plans pour accepter le duel, mais faute de moyens, cette affiche n’est pas encore officialisée. Luc Nicolaï, qui n’a qu’un seul moyen de survie, le per-pey-view, sait que c’est risqué d’investir plus de 200 millions pour une telle affiche malgré l’intérêt qu’il suscite auprès des férus de ce sport. Mais les moyens manquent terriblement et cela se ressent à tous les niveaux de la lutte. Les ténors de l’arène courent désespérément après un combat. A l’image de Balla Gaye 2, Eumeu Sène, Lac 2, Gris Bordeaux et même du «Roi des arènes» Modou Lô. Au moment où les Espoirs broient aussi du noir et peinent encore à conclure une affiche avec un promoteur. Depuis quatre ans, les grosses affiches ne font plus courir les promoteurs. Et la nouvelle saison de lutte ne déroge pas à la règle. Les férus de lutte n’ayant pour le moment pas le moindre choc de poids lourds à se mettre sous la dent. Décrocher un combat d’espoirs est devenu un véritable casse-tête.

Où en est Tyson et sa commission de recherche de moyens ?

Il urge pour le bien de la lutte de faire un diagnostic approfondi afin de relancer cette discipline qui s’essouffle dangereusement. Le Comité national de gestion (Cng) l’a pourtant bien compris, pour avoir mis en place une commission de recherche de moyens et de finance dirigée par Mohamed Ndao Tyson en présaison. «En tout cas, L’heure est grave pour la lutte. Les promoteurs sont braves, mais, à un moment donné, ils s’essoufflent. Donc, il faudra réfléchir sur une plateforme afin que le monde de la lutte arrive à financer la lutte. Le monde de la lutte doit financer la lutte. On ne peut pas prendre l’avenir de toute une génération pour le confier à une ou deux personnes. C’est impossible. Les promoteurs sont des êtres humains et peuvent un jour être en faillite. Ce qui risque de compromettre l’avenir de beaucoup de jeunes», avait martelé l’ancien chef de file de l’écurie Bul Falé. Seulement les choses sont toujours au point mort, alors que les promoteurs scrutent toujours l’horizon, espérant l’arrivée de gros sponsors, mais également la réduction des cachets des lutteurs. En attendant, les businessmen de la lutte avec frappe sont dans l’expectative. Ce qui n’augure rien de bon.
Pape Moussé Diaw


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