Le Front de défense de la démocratie et de la République a fait face à la presse hier pour partager son amertume face à la crise universitaire qui a provoqué, ce lundi 9 février, la mort d’un jeune étudiant. Sous la coordination de Oumar Sarr, ces opposants ont désigné le régime du President Diomaye comme l’unique responsable de cette situation désastreuse que vivent les Sénégalais. Ces derniers soulignent l’incompétence des nouvelles autorités, mais aussi l’arrogance du Premier ministre qui continue d’embarquer le Sénégal dans des ennuis.
Le Front de défense de la démocratie et de la République est révulsé par la mort de Abdoulaye Bâ à l’université. Oumar Sarr, nouveau coordonnateur, parle de «mort inacceptable et impardonnable». A cet effet, Oumar Sarr et Cie condamnent sans réserve l’intervention des forces de défense et de sécurité dans les universités et demandent que les responsabilités, toutes les responsabilités, soient situées. Pour le Fdr, le processus de remise en cause des bourses d'études, en ce qui le concerne, est incontestablement un coup de poignard porté à de jeunes Sénégalais et aux acquis des luttes estudiantines.
Sur un autre registre, le Fdr fait savoir que l’heure n’est plus à l’observation ou à la dénonciation : «elle est à la résistance concrète. Autrement dit, le temps est plus que venu de se lever et de dire non !»
A en croire Oumar Sarr, le Sénégal traverse l'une des périodes les plus sombres de son histoire. «Le gouvernement, par son incompétence, a fini de plonger l’économie du pays dans un gouffre sans fond», fulmine-t-il.
«Beaucoup soupçonnent l’État d’avoir organisé le rançongiciel de la Daf aux fins de reporter les élections de janvier 2027»
Concernant la sécurité nationale avec le piratage des données de la Daf, Oumar Sarr et Cie mettent en cause les nouvelles autorités. «Beaucoup soupçonnent l’État d’avoir organisé le rançongiciel de la Daf aux fins de reporter sine die les élections de janvier 2027 ; le piratage ayant eu lieu, il faut le noter, au moment où la société Synapsys, filiale de la Caisse de dépôts et de consignation (Cdc), aurait commencé à accéder au système d’information», font ils noter tout en rappelant le piratage de la Direction générale des Impôts et Domaines.
Après avoir constaté avec désolation la faillite généralisée de l’État, le Fdr dit exiger «la mise en place immédiate d’une commission d’enquête avec la présence des partis, de la société civile, la Commission des données personnelles (Cdp) et de la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour situer les responsabilités sur les failles de sécurité avérées de notre système de gestion des cartes d’identité, des passeports et des cartes d’électeur », déclarent les opposants qui disent mesurer les conséquences de l’intrusion des rançonneurs dans le système.
Sur un autre plan, l’accord signé avec Starlink, «dans une opacité préoccupante, fait peser de sérieux risques sur la souveraineté numérique du Sénégal et impose de légitimes interrogations. Comment des populations rurales - pour la plupart exsangues - vont-elles payer, sans subvention, les kits de connexion et les redevances mensuelles, alors que certaines d’entre elles ne disposent même pas d’électricité ?», s’interroge-t-il.
«Sonko doit dire aux Sénégalais où il en est avec sa promesse de criminaliser l’homosexualité»
Le 16 février, date de la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, le Fdr appelle tous les Sénégalais à se rendre massivement à l’Assemblée nationale pour dire, d’une seule voix, non à l’acharnement judiciaire contre le député maire de Agnam, contre les opposants, les journalistes, les chroniqueurs et les leaders d’opinion.
Interpelé sur l’actualité relative à l’arrestation d’homosexuels, Abdou Mbow estime que c’est à Ousmane Sonko de s’expliquer là-dessus. «Sonko doit dire aux Sénégalais où il en est avec sa promesse de criminaliser l’homosexualité une fois élu», déclare Abdou Mbow.
Nd. Kh. D. F













