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CANDIDATURE DE MACKY SALL A L’ONU : Entre soutiens panafricains et mondial et oppositions internes



CANDIDATURE DE MACKY SALL A L’ONU : Entre soutiens panafricains et mondial et oppositions internes

 
 
 
La candidature de Macky Sall à la succession de António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations-Unies (Onu) ne constitue pas seulement un épisode diplomatique international. Elle est devenue, au Sénégal, un révélateur politique. Depuis que le Burundi a officiellement transmis sa candidature, le débat oppose désormais deux lectures radicalement différentes : celle d’un enjeu patriotique de rayonnement international et celle d’un problème moral lié au bilan interne de l’ancien régime. Au-delà de la scène new-yorkaise, c’est donc à Dakar que se joue une partie du débat symbolique.
 
 
 
La candidature de Macky Sall à la succession de António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations-Unies (Onu) continue de provoquer des réactions contrastées au Sénégal et au-delà. Depuis que le Burundi, par la voix de son président Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union Africaine, a officiellement transmis sa candidature, le débat s’est déplacé du terrain des rumeurs à celui des positionnements publics.
Entre plaidoyer panafricain, soutien patriotique et contestation fondée sur les droits humains, la perspective de voir l’ancien président sénégalais briguer la plus haute fonction administrative des Nations-Unies agit comme un révélateur politique.
 
 
 
Le plaidoyer d’un tournant historique pour l’Afrique
 
 
 
Dernière voix en date à s’être exprimée : celle de Jean-Paul Carteron, diplomate français et cofondateur du Forum de Crans-Montana. Dans un texte au ton résolument lyrique, il qualifie le dépôt officiel de la candidature de « moment de portée historique pour le continent ».
Selon lui, le soutien institutionnel apporté par l’Union Africaine constitue « un signal politique d’une force rare », traduisant une volonté collective du continent d’occuper toute sa place dans la gouvernance mondiale. Pour Carteron, cette candidature dépasse la trajectoire individuelle de Macky Sall : elle incarne l’affirmation d’une Afrique décidée à peser dans la « résurrection du multilatéralisme au XXIe siècle ».
Il va plus loin en évoquant un « tournant historique majeur si un Africain et musulman de surcroît accédait au poste de Secrétaire général ». L’argument ici est symbolique : la reconnaissance d’un continent longtemps marginalisé dans les équilibres institutionnels globaux. Ce plaidoyer inscrit clairement la candidature dans une dynamique géopolitique globale, dépassant les frontières sénégalaises.
 
 
 
Un soutien national au nom du rayonnement
 
 
 
Au Sénégal, les Femmes du Front pour la défense de la démocratie et de la République (Fdr) ont également exprimé un soutien « sans réserve ». Leur argumentaire repose sur la notion d’intérêt national. Elles estiment que lorsqu’un compatriote accède à une haute responsabilité internationale, c’est toute la nation qui en bénéficie en termes de prestige et de rayonnement. Pour elles, la candidature constitue un « enjeu patriotique majeur » qui devrait transcender les clivages partisans.
Les soutiens rappellent le parcours international de l’ancien président : ancien chef d’État (2012–2024), ancien président en exercice de la Cedeao, puis de l’Union Africaine, engagé dans des dossiers liés à la stabilité régionale, au financement du développement et aux enjeux climatiques.
Dans cette lecture, Macky Sall disposerait de l’expérience diplomatique et du réseau multilatéral nécessaires pour diriger une organisation confrontée à des crises multiples : conflits armés, polarisation géopolitique, dérèglement climatique, affaiblissement du consensus international.
 
 
 
Une opposition qui invoque la mémoire des crises
 
 
 
Mais à cette vision stratégique s’oppose une lecture beaucoup plus critique. Le Collectif des victimes de Macky Sall, dirigé par Boubacar Sèye, rejette catégoriquement la candidature. Dans une déclaration au ton accusateur, le collectif estime que le bilan interne des années 2012–2024 est incompatible avec les valeurs fondatrices des Nations-Unies : protection des droits humains, justice, dignité.
Les opposants évoquent les épisodes de tensions politiques, les arrestations et les violences lors de manifestations. Pour eux, confier la direction de l’Onu à un dirigeant dont le parcours national demeure controversé reviendrait à affaiblir l’autorité morale de l’institution.
Leur argument central est éthique : le secrétaire général n’est pas seulement un administrateur ou un diplomate. Il incarne une figure de référence morale à l’échelle mondiale. Dans cette perspective, la candidature ne peut être dissociée du débat sur la reddition de comptes et la responsabilité politique.
 
 
 
Un dilemme pour Dakar
 
 
 
Le débat place également les autorités sénégalaises dans une position délicate. Le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko ont fait de la rupture avec l’ancien régime un axe central de leur discours politique.
Soutenir activement la candidature de leur prédécesseur pourrait apparaître comme une contradiction avec cette ligne. Mais s’en désolidariser totalement comporte un risque diplomatique : celui de projeter l’image d’un État incapable de défendre l’un de ses anciens chefs d’État sur la scène internationale.
 
 
Le dilemme est donc stratégique : cohérence politique interne ou continuité de l’État à l’extérieur ?
 
 
 
Finalement, la candidature de Macky Sall agit comme un catalyseur. Elle cristallise les tensions entre mémoire nationale et ambition continentale, entre exigence morale et réalisme diplomatique. Sur la scène internationale, la décision dépendra largement des équilibres au sein du Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents disposent du droit de veto. Mais au Sénégal, le débat porte déjà sur une question plus fondamentale : comment concilier prestige international et mémoire politique interne ?
Entre le plaidoyer d’un « tournant historique » pour l’Afrique et l’appel à la responsabilité morale, la candidature de l’ancien président ouvre un débat profond sur la représentation, la légitimité et la continuité de l’État. Quelle que soit l’issue du processus onusien, une certitude s’impose : au Sénégal, la bataille symbolique est déjà engagée.
 
 
 
 
Sidy Djimby NDAO
(Correspondant permanent en France)
 
 
 
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