Entre l’Association de la collectivité Léboue de Ouakam et Jaraaf Youssou Ndoye, c’est un combat sans merci où aucune partie ne veut lâcher du lest. Le bras de fer a fini devant la Cour suprême qui va statuer, le 6 juin prochain, sur le recours, cette fois, de la collectivité Léboue. Car, en appel, Jaraaf Youssou Ndoye avait gagné, parce qu’il a été blanchi par la Cour après une condamnation en première instance. Les deux parties se disputent la paternité du titre foncier n°5007/DG devenu 1751/NGA.
Faux et usage de faux en écritures privées, escroquerie au jugement et escroquerie au service, ce sont les infractions retenues à l’encontre de Jaraaf Youssou Ndoye par le juge de première instance pour le condamner à 3 mois assortis du sursis et 3 millions de francs à payer pour la réparation du préjudice causé. Aujourd’hui, cette même affaire doit être plaidée devant la Cour suprême, par la chambre pénale, car la Cour d’appel qui a été saisie par Jaraaf Youssou Ndoye avait blanchi ce dernier. La haute juridiction a ainsi été saisie par une requête aux fins de pourvoi, par l’Association de la communauté léboue de Ouakam qui n’est pas d’accord avec l’arrêt de la Cour d’appel. La Cour suprême va statuer demain jeudi 6 juin.
Depuis fort longtemps, les deux parties se disputent le titre foncier n°5007/DG devenu/NGA. En fait, selon les jeunes de Ouakam qui se sont réunis autour d’une association, le site est un bien commun et il y a environ un millier de propriétaires qui attend d’acquérir son bien. Or, selon eux, Jaraaf Youssou Ndoye, alors qu’il n’a aucune autorisation dûment signée, s’est permis de délivrer des permis d’occuper alors qu’il n’en a pas le droit et il a attendu le décès de Ndiogou Ndoye pour le faire. A les en croire, il y a un protocole qui nécessite trois signatures pour tout acte que le jaraaf Youssou Ndoye semble ignorer en se permettant de signer à lui seul les permis d’occuper. D’où le faux. Des accusations, bien entendu, niées avec véhémence par Jaraaf Youssou Ndoye.
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