L’ancien arbitre international gambien Bakary Gassama s’est exprimé sur l’impact de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) dans le football moderne. Tout en reconnaissant son importance dans l’évolution du jeu, il estime que des efforts considérables restent nécessaires, notamment en matière de formation et de compréhension de l’outil par l’ensemble des acteurs.
Pour Bakary Gassama, la VAR représente aujourd’hui un levier incontournable pour améliorer l’équité dans le football mondial. « La VAR est hyper importante dans le développement du football dans le monde », a-t-il déclaré. Toutefois, il nuance aussitôt en soulignant les limites actuelles de son utilisation. « Il faut reconnaître qu’il y a beaucoup de progrès à faire parce qu’il y a des arbitres qui ne comprennent pas le fonctionnement de la VAR, de même que les joueurs et même les spectateurs », a-t-il ajouté.
L’ancien homme en noir fait notamment référence aux polémiques qui ont entouré la récente finale de la Coupe d’Afrique des nations. Selon lui, ces événements doivent servir de leçon aux instances dirigeantes. « Avec les récents évènements qui ont émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des nations, nous devons beaucoup travailler pour améliorer la VAR », a-t-il insisté.
Bakary Gassama estime que cette situation met en lumière les responsabilités du comité d’arbitrage. « Ce qui s’est passé à la finale démontre que le comité des arbitres a énormément de travail à faire », a-t-il affirmé, tout en rappelant le niveau d’exigence attendu lors d’une compétition continentale majeure. « Il y a des décisions, même si ce sont des erreurs, cela ne doit pas se produire en pleine Coupe d’Afrique », a-t-il poursuivi.
Conscient de la complexité du métier d’arbitre, l’ancien arbitre international appelle toutefois à la retenue dans l’analyse des faits. « Être arbitre et commettre des erreurs vont de pair », a-t-il reconnu. Refusant de porter un jugement définitif sur les décisions prises lors de cette finale, Bakary Gassama précise : « je ne dirais pas qu’il a commis des erreurs parce que le comité d’arbitrage n’a pas encore fait d’évaluation. Si je commente cela, cela peut avoir des influences sur les évaluations des arbitres ».
Par ces propos, Bakary Gassama plaide pour une meilleure formation, une pédagogie renforcée autour de la VAR et une approche plus structurée de son utilisation, afin que cette technologie joue pleinement son rôle au service du jeu et de la justice sportive.












