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ATELIER DE PARTAGE DU RAPPORT ANNUEL DES STATISTIQUES DU TRAVAIL: Le ministre du Travail satisfait du dynamisme et des performances des entreprises



 
 
Le ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions, Samba Sy, a présidé, hier matin, l’ouverture des travaux d’un atelier de partage du rapport annuel 2018 sur les statistiques du marché du travail. Et pour Samba Sy, les signatures de contrats connaissent une «gradation positive», ce qui prouve une dynamique avérée des entreprises. Toutefois, face à la concentration des emplois dans la capitale, le ministre demande qu’un effort de déconcentration se fasse pour la  création des emplois au niveau des régions.
 
 
 
«Il y a eu une gradation positive de 10.000 contrats et cette évolution est très importante», laisse entendre le ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions. Non sans préciser que c’est juste le secteur formel. Pour lui, il faudrait investir pour essayer d’avancer  vers la formalisation de ce secteur informel, puisque beaucoup d’autres emplois existent et sont créés, alors qu’ils ne passent pas par les Inspections du travail.
 
 
1567 OUVERTURES ET REOUVERTURES D’ETABLISSEMENT ; 8567 EMPLOIS GENERES PAR CES OUVERTURES ET REOUVERTURES ; 66.043 CONTRATS DE TRAVAIL ENREGISTRES AU NIVEAU DES INSPECTIONS DU TRAVAIL ET DE LA SECURITE SOCIALE
 
 
Revenant sur les chiffres du rapport de 2018, Samba Sy de préciser qu’il y a eu des avancées énormes. «En matière de protection sociale, l’année 2018 a été marquée, entre autres activités, par l’élaboration, la validation technique et la signature du programme-pays de promotion du travail décent 2018-2022. A quoi s’ajoutent, d’une part, la finalisation des travaux d’harmonisation de la liste des maladies professionnelles et du barème d’indemnisation des accidents de travail et maladies professionnelles, dans le cadre de la conférence interafricaine de la Prévoyance sociale et, d’autre part, l’appui à la création de la Mutuelle socioprofessionnelle des Artisans, en perspective de l’extension de la protection sociale à l’économie informelle. Au titre des relations de travail, le dynamisme de la négociation collective a été sanctionné par la signature de trois conventions collectives dans les secteurs de l’enseignement privé, de la presse et de la sécurité privée», révèle-t-il. 
Avant de poursuivre : «pour ce qui est de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, le décret N°2019-103 du 16 janvier 2019, confirmant un accord des partenaires sociaux, a procédé à la revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) et du Salaire minimum interprofessionnel agricole garanti (Smag). Au registre de la revalorisation des salaires dans le secteur privé, la commission mixte paritaire instituée se rapproche de plus en plus d’un accord entre patronat et travailleurs, avec 1567 ouvertures et réouvertures d’établissement ; 8567 emplois générés par ces ouvertures et réouvertures ; 66.043 contrats de travail enregistrés au niveau des inspections du travail et de la sécurité sociale ; 634 contrats de travail de personnes déplacées visés au niveau de la Direction générale du Travail et de la Sécurité sociale ; 12.880 consultations ; 510.562.320 francs Cfa versés aux travailleurs dans le cadre des conciliations totales et partielles ; 4.624.482.935 francs Cfa versés à 909 travailleurs dans le cadre des ruptures à l’amiable des relations de travail , 77 comités d’hygiène et de sécurité du travail installés par les inspecteurs du travail et de la sécurité sociale».
 
«IL FAUT FAIRE L’EFFORT DE DECONCENTRER»
 
Pour le ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions, la déconcentration des entreprises vers les régions permettrait d’équilibrer, mais aussi de donner à chaque citoyen la chance de pouvoir postuler et travailler partout où il se trouve dans le pays. «Beaucoup de contrats ont été signés dans la région de Dakar, c’est sans surprise. Puisque qu’on remarque qu’il y a une grande concentration des activités économiques autour de la capitale du pays. Le rapport nous dit qu’il faut faire l’effort de déconcentrer et que nous allions en direction de création d’emplois au niveau des régions. C’est une belle ambition, mais c’est loin d’être aussi simple que ça. S’il y a des possibilités de trouver des emplois décents à l’intérieur de nos territoires, cela ne profite pas seulement à ces régions, cela profite également à la capitale. Parce que nous nous concentrions tous au même endroit», laisse-t-il entendre. 
Allant dans le même sens, Seynabou Thiam, directrice des Statistiques du Travail et des Études, exhorte les entrepreneurs à aller vers l’intérieur du pays. «C’est la structure normale des régions, mais nous souhaitons que les entrepreneurs ne se limitent plus à Dakar et qu’ils aillent dans les régions», explique-t-elle.
En effet, pour elle, il y a un véritable déséquilibre dans les déclarations d’établissement et de l’emploi dans la capitale et les régions. «Pour ce qui est des établissements ouverts en 2018, sur un total 1567, près de 740 se trouveraient à Dakar. Et par rapport aux contrats enregistrés dans l’ensemble du territoire, sur un cumul de 66.043, 36.468 ont été signés dans la capitale», renseigne-t-elle. 
 
«IL Y A DE GROSSES EVOLUTIONS AUXQUELLES NOUS DEVONS SOUSCRIRE SI NOUS VOULONS PAS ETRE LARGUES»
 
Face à la mondialisation et l’économie tournante marquée par les technologies de l’information et de la communication, le ministre propose qu’une réflexion sérieuse soit faite pour améliorer les résultats obtenus et renforcer les compétences des entreprises. «Quand on regarde le rapport, on peut dire qu’il y a une dynamique avérée de nos entreprises et des performances qui méritent d’être encouragées et renforcées. Toutefois, nous devons réfléchir grandement, réfléchir parce que nous sommes dans un monde en mutation, un monde où l’avenir du travail est en jeu. Or ce sont les sciences et les techniques qui sont en train d’innerver la sphère de la production. Sur ce rapport, nous devons anticiper et ne pas attendre que les choses nous tombent dessus. Parce qu’il y a de grosses évolutions auxquelles nous devons souscrire si nous ne voulons pas être largués. Il y a un effort collectif à faire en tant que nation, poser des actions en direction de l’avenir, qui nous permettraient de maintenir nos places et de gagner des places dans le concert des nations». 
 
Khadidjatou DIAKHATE 
 


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