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AFFAIRE DU MEURTRE CRAPULEUX A FASS MBAO: Doudou a tué Ameth d’un coup de couteau dans le cœur parce qu’il l'accusait d’avoir volé son téléphone



AFFAIRE DU MEURTRE CRAPULEUX A FASS MBAO: Doudou a tué Ameth d’un coup de couteau dans le cœur parce qu’il l'accusait d’avoir volé son téléphone
 
La thèse de meurtre crapuleux, survenu au cours d’une dispute suivie de bagarre, dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 décembre dernier, au jardin public de la rue Tally Mame Diarra de Fass Mbao (voir édition du vendredi), a été confirmée par la famille du défunt Mouhamed Ba, alias Naby ou Ameth, 20 ans, mais surtout par le présumé auteur du mortel coup de couteau nommé M. Malou, alias Doudou, âgé de 22 ans. Celui-ci a déclaré avoir tué son ami Ameth parce qu'il l'accusait d’avoir chipé son téléphone portable.
 
 
 
 
Doudou et Ameth voyagent ensemble à bord du même véhicule de transport en commun durant la matinée du jeudi dernier. Mais, du fait du trop-plein de passagers à bord, ils se retrouvent tous sur le marchepied du car, qui relie le tronçon routier dénommé Tally Mame Diarra à la Nationale 1. Les deux garçons profitent de l’occasion et engagent une discussion au cours du trajet. Ils arrivent tous à destination, sautent du marchepied du véhicule et se séparent. Mais, à son lieu de travail, le tailleur Ameth fouille ses poches, constate la disparition mystérieuse de son téléphone portable et se met dans tous ses états. Il défile aussitôt dans sa tête les images de son petit voyage dans le car et soupçonne son ami surnommé Doudou de lui avoir fait les poches. Il attend sa descente de travail pour aller récupérer son téléphone.
 
 
Il accomplit la 5ème prière (Géwé) à la mosquée d’en face et part à la recherche de son téléphone
 
 
De retour à la maison, Ameth informe sa mère du vol de téléphone portable, dit connaître le pickpocket et se garde de lui révéler son identité. Sa maman tente de le dissuader et le met en garde contre une éventuelle bagarre à propos de cette affaire. Mais, comme à son habitude, le garçon s’occupe d’abord de ses traditionnelles corvées à la maison et prend à la va-vite une douche. Il fait ensuite ses ablutions et file en vitesse accomplir la dernière prière (Géwé) de la journée du jeudi à la mosquée, située en face du domicile de ses parents. Il partnd’abord chercher du lait auprès du boutiquier du coin. «Vends-moi vite du lait ! Je dois aller en vitesse récupérer mon téléphone portable. Je connais celui qui me l’a chipé. Je dois faire vite sinon il va le brader», a soutenu Ameth au boutiquier.
 
Une violente bagarre éclate entre les deux garçons au jardin public de Tally Mame Diarra
 
Naby se rend chez son ami et le localise au jardin public de Tally Mame Diarra. Il l’interpelle et lui demande de lui restituer son cellulaire. Doudou balaie d’un revers de main les accusations et envoie promener le jeune garçon. Mais, celui-ci ne le croit pas, revient à la charge et lui réclame à nouveau son téléphone. Doudou se braque, hausse le ton et menace. Ameth n’en a cure, reste de marbre dans ses allégations et continue de le harceler. L’adrénaline monte brusquement d’un cran.
 
Doudou plante un couteau à pain de 100 F en plein cœur d’Ameth et l’abandonne sur les lieux
 
Les deux garçons échangent des propos de défiance.Une violente bagarre éclate entre eux. Doudou sort un couteau à pain de 100 francs, vise la région du cœur de son ami Ameth et le lui plante avec rage. Il enfonce avec force la lame, la retire ensuite et jette l’arme blanche sanguinolente dans le décor du jardin public du quartier. Il l’abandonne sur les lieux, allume une cigarette et s’en va tranquillement s'asseoir sur un banc public, comme si de rien n’était.
 
Il débarque chez lui, tout haletant et ensanglanté, et alerte sa mère qui l’emmène au district
 
Ameth hurle de douleur et tente de freiner avec la paume de la main la forte hémorragie. En vain. Il quitte précipitamment le jardin public, s’engouffre à toutes jambes dans les ruelles mal éclairées et prend la direction de son domicile. Il saigne en abondance durant sa course effrénée, débarque tout haletant dans la maison familiale et alerte sa mère. Qui affrète un taxi clando et l’embarque à bord. Mais le chauffeur décline l’offre de prix du transport et réclame plus.
 
Ameth implore le chauffeur de clando de le conduire à l’hôpital et décède en cours de route
 
Quoique gravement poignardé, Ameth trouve quand même la force d’implorer la pitié du chauffeur de véhicule et lui demande de le conduire à l’hôpital. Celui-ci accepte et les transporte au district sanitaire de Sicap Mbao. Mais, vu la nature de la gravité de la blessure, le personnel soignant les réfère d’urgence au centre national hospitalier de Pikine situé dans le camp militaire des parachutistes de Thiaroye. Mais, au cours de son évacuation, le jeune tailleur, ayant perdu trop de sang, agonise et succombe à ses blessures dans les bras de sa maman.
 
Vieux Père NDIAYE    
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mouhamed Ba, alias Ameth ou Naby, un garçon serviable, respectueux et pieux
 
Les témoignages sont unanimes sur le défunt. Mouhamed Ba, alias Ameth ou Naby, aura vécu utile en communauté. Le tailleur de 20 ans était très serviable et respectueux, mais surtout pieux. «Il respectait scrupuleusement les cinq prières qu’il effectuait à la mosquée. Il avait aussi le culte du travail et avait un sens aigu de l’amour de ses parents. Il partageait tout ce qu’il gagnait avec eux et les aidait dans les corvées de la maison», ont soutenu des voisins. Mais, le témoignage des fidèles musulmans est le plus poignant. «Le garçon répondait toujours à l’appel de la prière de l’aube dans la mosquée. Nous avons été étonnés quand nous ne l’avons pas vu dans les rangs pour la prière de l’aube du vendredi. C’est après qu’on nous a dit qu’il a été poignardé à mort la nuit du jeudi par un garçon à qui il réclamait son téléphone», ont-ils fait remarquer.
 
V. P. NDIAYE
 
 
 
 
 
 
 
Doudou, un «guinzman» invétéré élargi de prison le 24 décembre dernier
 
Outre son faible prononcé pour le produit cellulosique communément appelé «guinz», M. Malou, surnommé Doudou, touchait aussi à l’herbe illicite. Le jeune mécano a été d’ailleurs récemment interpellé en compagnie d’autres individus au cours d’une opération de sécurisation des flics du poste de police de Diamaguène Sicap Mbao à la rue Tally Mame Diarra de Fass Mbao. Il était poursuivi pour offre et cession de chanvre indien et association de malfaiteurs. Il a été jugé, reconnu coupable et condamné avec sursis. Il a recouvré la liberté le 24 décembre dernier. Il est dépeint comme un redoutable malfaiteur et récidiviste. Il a commis dans le passé beaucoup de forfaits. Il aurait poignardé un certain «Ndiol» au cours d’une horrible altercation. Il aurait aussi profité de l’inattention d’une patrouille de police, ouvert la portière arrière de la fourgonnette d’intervention et permis aux interpellés de s’échapper. Il se serait fondu ensuite dans la forêt de la localité.   
 
V. P. NDIAYE
 
 
 
 
 
L’arme du crime retrouvée la même nuit sous un kiosque à café
 
Soumis à un sommaire interrogatoire sur la nature de l’arme du crime au poste de police, le présumé meurtrier a voulu jouer sur les nerfs des agents de police, prétendant ignorer l’endroit où se trouve ladite arme. Mais, pressé de questions, Doudou conduit les flics sur la scène d’horreur, où le couteau à pain de 100 F tâché sang a été découvert sous le kiosque à café implanté dans le jardin public. L’arme du crime a été placée sous scellés comme pièce à conviction.
 
Les délires calculés ou innocents du présumé meurtrier
 
Lorsque le mis en cause a été interpellé, il se lançait dans des délires. «Qui y’a-t-il ? Pourquoi vous m’interpellez ? Qu’est-ce que j’ai fait de mal ?» Ce sont les propos que Doudou prononçait à tout va à l’endroit de la foule. Et d’ajouter : «Ameth est donc décédé ?», dit-il durant sa garde à vue aux gens qui lui rendaient visite au poste de police. S’agit-il maintenant d’une grossière mise en scène pour faire prévaloir la thèse de la commission de son forfait sous l’emprise de la drogue ? D’autant plus que l’on soutient mordicus le manque de lucidité consécutive à l’usage abusif de produit cellulosique de ce dernier au moment des faits.  
 
V. P. NDIAYE
 
 
 
 
 
Ce que révèlent les conclusions du certificat de genre de mort
 
Mouhamed Ba, alias Ameth ou Naby, a perdu la vie à la suite d’un coup de couteau en plein cœur. Ce sont les conclusions du certificat de genre de mort délivré par le médecin légiste de l’hôpital Aristide Le Dantec, même si celui-ci parle d’objet dur et tranchant pour déterminer la nature de l’arme du crime. En effet, le décès est dû à une «plaie traumatique pénétrante thoracique gauche avec section musculaire et viscérale ; hémorragie interne de grande abondance à la suite de coups et blessures par un objet dur et tranchant», peut-on lire sur le document dont nous avons reçu copie. Le défunt pourrait être inhumé ce lundi 3 janvier 2022. Tandis que son bourreau devrait être déféré le même jour au parquet pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort. 
 
V. P. NDIAYE   
 
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